La huitième édition du Forum économique des îles de l’océan Indien (FEIOI), organisée la semaine dernière au Parc des Expositions et des Congrès de Saint-Denis à La Réunion, a été marquée par plus de 350 rencontres d’affaires et la mise en chantier de certains projets. Cette rencontre a réuni environ 600 opérateurs, dont la plupart venaient du secteur privé.
Organisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de l’île Soeur, ce huitième forum, selon un communiqué émis à l’issue des trois jours de discussions et de rencontres professionnelles directes, a fait prendre à l’événement un véritable tournant. Le FEIOI, souligne-t-on, s’est affirmé encore un peu plus comme un rendez-vous incontournable pour les opérateurs des Comores, de Madagascar, Mayotte, Maurice, des Seychelles et de La Réunion.
Les nombreux participants « étaient animés par une même volonté de valoriser la complémentarité de leurs économies, de leurs secteurs d’activité, et de mettre en exergue les besoins de développement qu’ils ont en commun ». L’objectif du huitième forum était, une fois de plus, de favoriser une dynamique économique régionale forte et limiter les contraintes conjoncturelles et structurelles que subissent les acteurs, la crise et la forte dépendance aux importations en premier lieu. Pour les participants, la faiblesse des échanges commerciaux de la zone, estimés à environ 4 %, n’a pas lieu d’être face aux potentialités que pourrait offrir une intégration régionale réussie.
Le forum a facilité un grand nombre de rencontres « business to business ». Environ 200 rendez-vous d’affaires avaient été programmés initialement, mais finalement plus de 350 rencontres se sont déroulées dans l’enceinte du Parc des Expositions et des Congrès de Saint-Denis. Selon les organisateurs, pour les deux-tiers de ces rencontres, il s’agissait de contacts directs entre chefs d’entreprises alors que pour le reste, il s’agissait de rendez-vous d’affaires entre des acteurs économiques privés et des institutions.
Les territoires qui ont été les plus concernés sont par ordre d’importance : Madagascar, Inde, Mayotte et La Réunion. Quant aux secteurs d’activité, il s’agissait à 30 % du secteur TIC et des activités de conseils, à 20 % de l’environnement et à 15 % du secteur de l’agroalimentaire. Il a été rapporté que 10 % des opérateurs ont eu plus de dix rencontres d’affaires et 5 % plus de 20 rendez-vous durant les deux premiers jours de l’événement.
Huit ateliers intitulés « Opportunités territoires » se sont déroulés durant le forum, dont deux ont par ailleurs ouvert une fenêtre au-delà de la zone régionale. Des opérateurs représentant l’Afrique du Sud, l’Inde, la Malaisie et le Vietnam avaient été invités à l’événement.
Suite aux conclusions de ces ateliers, l’Union des Chambres de Commerce et d’Industrie des îles de l’océan Indien (UCCIOI), organisateur de l’événement, a défini les axes stratégiques de ses actions futures. L’union compte agir pour faciliter la circulation des hommes, notamment des chefs d’entreprises, la mobilisation des ressources au profit des entreprises membres du réseau des CCI, une collaboration active en matière de tourisme pour appuyer la nouvelle structure de pilotage des îles Vanilles.
Dans le secteur des TIC, l’UCCIOI soutient les projets portés par les acteurs régionaux organisés en groupements : la poursuite du projet de connexion interîles nommé SEGANET, le lancement d’une étude monographique régionale de la filière préfigurant l’étude de faisabilité d’un cluster TIC régional, le projet d’animation de la filière par l’organisation d’une Webcup régionale dès 2013 et la mobilisation des ressources pour la mise en réseau des espaces de co-working des territoires de la zone.
L’union apporte également son soutien à la démarche de convergence, de mise en réseau et d’harmonisation des centres de médiation et de résolutions des conflits initiés dans l’atelier consacré à la sécurité des affaires. Elle se propose de mettre en une plateforme collaborative de gestion de données baptisée « Plateforme Business OI », de donner son appui à la réalisation d’un véritable diagnostic régional sur les capacités et besoins des territoires en matière de développement durable et de traitement des déchets.
On rapporte que l’UCCIOI est favorable à la création d’une base de données recensant les offres de formations régionales en vue de constituer une plateforme, voire un pôle d’excellence, de formations avec une spécialisation par territoire.