Les employés de la Government Printing s’opposent à un projet d’installation de caméras dans l’enceinte de leur lieu de travail. Pour Richard Laverdure, employé de l’imprimerie en question, Branch President de la Government Service Employees Association (GSEA) et membre exécutif du bureau de la GSEA, « un tel projet porte atteinte à l’intimité et au droit des employés ». Ceux-ci envisageraient de porter l’affaire en Cour si le projet va de l’avant. Ils attendent de discuter de l’affaire lors d’une réunion avec le Senior Chief Executive du Bureau du Premier ministre lundi.
Selon Richard Laverdure, « le projet d’installation de caméras est une idée de l’ancien directeur de l’imprimerie. Après son départ, le directeur par intérim a poursuivi avec cette idée et nous a annoncé cela lors d’une réunion. En tant que Branch President de la GSEA, je m’y suis opposé, faisant valoir que cela porterait atteinte à notre liberté et intimité. De plus, on imprime des travaux confidentiels ». Ce serait, poursuit M. Laverdure, des cas isolés de vols et de vandalisme qui auraient donné lieu à ce projet de caméras. « Selon la Constitution, le droit à la liberté est fondamental. Même le gouvernement est en train de détruire toutes les données biométriques ». Mais, ce qui inquiète les employés, c’est que « le management au niveau du Bureau du Premier ministre insiste avec l’idée de caméras ». « Nous avons écrit au PMO et au Senior Chief Executive (SCE) Home Affairs sous laquelle tutelle l’imprimerie tombe. Le SCE nous a donné rendez-vous lundi. Nous avons aussi écrit au Data Commissionner. Nous envisageons de porter l’affaire en Cour si le projet va de l’avant ».