Les résultats d’Alteo Ltd pour la période juillet 2016-mars 2017 montrent une hausse substantielle des profits nets du groupe, soit d’environ 110 % à près de Rs 1,3 milliard. Cette croissance est attribuable en grande partie à l’activité sucre, notamment en Tanzanie et au Kenya.
Les neuf premiers mois de l’année financière 2016-2017 d’Alteo Ltd ont été marqués par une hausse de 35 % du chiffre d’affaires, qui est passé de Rs 5,9 milliards à Rs 7,9 milliards. Les bénéfices après impôt ont grimpé de Rs 604,5 millions à Rs 1,3 milliard, malgré des provisions plus importantes (+ Rs 275 millions à Rs 676,3 millions) sous l’item « taxation ». La croissance des revenus et des profits s’explique principalement par des prix de vente favorables sur les marchés internationaux et domestiques pour la Tanzanie et le Kenya, ainsi que par l’augmentation des capacités de production des opérations sucrières, permettant une hausse des volumes à la vente.
« Les activités d’Alteo dans les secteurs agricoles et sucriers ont, en effet, été très performantes pendant cette période », indique un communiqué du groupe. La production est passée, ces dernières années, de 60 000 à 90 000 tonnes par an au Kenya, et de 90 000 à 110 000 tonnes par an en Tanzanie. Le volume total de sucre produit (incluant Maurice) par le groupe avoisine désormais 335 000 tonnes par an. « Alteo a bénéficié de conditions de marché favorables en particulier en Tanzanie et au Kenya, où la demande en sucre reste largement supérieure à la production locale », précise la direction.
Commentant cette performance, Patrick d’Arifat, CEO d’Alteo, indique que les résultats dans le secteur sucre sont en général très satisfaisants pour cette période. « Il est vrai que nous bénéficions de conditions de marchés favorables, mais ces résultats sont aussi le fruit des investissements constants du groupe pour développer les capacités de production agricoles et industrielles, mais aussi de l’expertise de nos équipes à Maurice, en Tanzanie et au Kenya, qui apportent une forte valeur ajoutée à nos opérations », ajoute Patrick d’Arifat.
Le chiffre d’affaires pour ce qui est du cluster “Agri and Sugars” est passé de Rs 4,5 milliards à Rs 6,5 milliards, les résultats nets ayant plus que doublé pour atteindre Rs 1,2 milliard. S’agissant du secteur énergétique, la performance est qualifiée d’encourageante même si l’augmentation des prix du charbon ces derniers mois a eu un impact défavorable. Le prix de vente du pôle « Énergie » sera ajusté en conséquence en 2018. Ce pôle a dégagé un chiffre d’affaires de l’ordre de Rs 1 milliard contre Rs 792,3 millions pour la période correspondante de 2015-2016. Les profits nets se sont chiffrés à Rs 111,7 millions contre Rs 102,1 millions pour les neuf mois précédents.
En ce qui concerne la filiale immobilière d’Alteo, des résultats en baisse ont été notés en raison du faible inventaire disponible à la vente sur cette période dans les parcelles sud et centre d’Anahita, de même que la fermeture temporaire pour rénovation d’Anahita Golf & Spa Resort en 2016. La vente des unités des parcelles nord d’Anahita ayant démarré en mars 2017, la performance de cette activité devrait s’améliorer lors du prochain exercice financier.
« Globalement, nous sommes satisfaits du bilan financier du groupe pour ces neuf premiers mois de notre année financière. Nous continuerons à développer davantage nos secteurs d’activité car chacun d’eux nous offre des opportunités qu’il nous faut saisir. Nous sommes aujourd’hui bien structurés pour mener à bien nos stratégies d’expansion dans chaque secteur, tout en continuant à consolider nos opérations actuelles », ajoute Patrick d’Arifat.
Alteo prévoit d’étendre ses activités sucrières en Afrique de l’Est, l’objectif visé est de produire d’ici quelques années environ 500 000 tonnes de sucre annuellement. En sus de ses activités dans la filière sucrière, Alteo possède et gère trois centrales thermiques (deux à Maurice et une en Tanzanie) qui utilisent un mélange de bagasse et de charbon pour la production d’électricité. Le groupe espère développer davantage ses opérations dans le secteur énergétique.