Alors que Roilya Ranaivosoa a mis cap sur Rio vendredi dernier, c’est le jour suivant qu’elle a communiqué à la Fédération mauricienne d’haltérophilie tous les détails relatifs à l’adresse exacte où elle habite, ses coordonnés téléphoniques et son adresse email, le lieu où elle s’entraîne et l’heure à laquelle elle serait libre et disponible à recevoir les agents de l’Agence mondiale antidopage (AMA).
C’est samedi que la FMH a pu informer la Fédération internationale d’haltérophilie (IWF) du départ de la leveuse pour Rio. Un contretemps qui ne devait pas avoir lieu vu que les whereabouts d’un l’athlète doivent être communiqués à l’IWF avant le départ et non une fois qu’il est parti ou arrivé à destination. D’autant que l’athlète en question savait dejà avant le 30 juin qu’elle avait été désignée pour partir à Rio. Mais elle ne s’est pas souscrite à ce règlement en ligne, connu comme l’Antidoping Administration and Management System (ADAMS), piloté étroitement par l’AMA.
C’est donc samedi que la FMH s’est chargée de remplir ces formalités à la place de l’athlète pour lui faire éviter de graves ennuis liés principalement au contrôle de dopage. « Nous avons avisé le ministre de la Jeunesse et des Sports (MJS) des faits et l’IWF des whereabouts pour faciliter son intervention en cas de besoin. La fédération internationale nous a confirmé qu’elle a bien reçu le formulaire samedi. Mais si, par exemple, Roilya Ranaivosoa avait subi un contrôle à sa descente d’avion, elle aurait pu avoir de gros ennuis et nous aussi. Mais à ce jour, tout semble en règle. Cela ne doit toutefois pas se reproduire. De plus, elle doit nous faire parvenir régulièrement un rapport de ses entraînements et ses performances entre autres », nous a indiqué Poorun Bhollah, président de la FMH.
Roilya Ranaivosoa est la seule représentante mauricienne en haltérophilie aux Jeux Olympiques de Rio. Le jour de son départ, elle a rejoint à Dubaï le coach roumain Urdas Constantin avant de rallier ensemble Rio. Depuis tout au moins lundi, elle est entrée en stage intensif avec le coach, ce stage étant financé entièrement par le MJS. Après elle rejoindra à partir du 14 juillet et ce, jusqu’au 27 courant, l’Africa Team pour le stage préolympique financé par la Confédération africaine d’haltérophilie.
On se souvient qu’en 2011, Maurice avait écopé d’une suspension et d’une amende de $ 5 000 suivant la participation de l’haltérophilie mauricien Hansley Gaya aux mondiaux de Turquie. Basé en Republique tchèque, celui-ci n’avait pas rempli le formulaire ADAMS pour l’IWF de ses whereabouts, les mondiaux étant placés sous l’égide de l’IWF.
Une troisième infraction à ce règlement peut rendre un athlète coupable de dopage, même s’il n’a subi aucun contrôle positif. Dans le cas de Roilya Ranaivosoa, elle devrait en être à sa troisième puisqu’elle a quitté les Championnats d’Afrique tenus courant mai au Cameroun pour l’Afrique du Sud sans prévenir, puis a rallié Maurice toujours sans prévenir avant de partir à Rio sans en aviser l’IWF. Gare au prochain écart !