Pari réussi par les haltérophiles mauriciens, qui récoltent 21 distinctions sur 45 en jeu. Ils ont donc, comme attendu, sorti le grand jeu lors de cette ultime journée de compétitions avec neuf médailles d’or remportées par les trois derniers en action hier, à savoir Shalinee Valaydon (+75 kg), Yvan Pierrot (-105 kg) et Yovin Gyadin (+105 kg). Records nationaux et des Jeux ont été à l’ordre du jour. Une réussite sur toute la ligne.
La première à entrer dans l’arène fut Valaydon, qui était beaucoup trop forte pour ses concurrentes. En effet, elle a réalisé une performance de 91 kg à l’arrachée, 116 kg à l’épaulé-jeté, pour un total olympique de 207 kg. Ses adversaires, la Seychelloise Rena Agricole (TO : 145 kg) et Mikaella Maloto (TO : 122 kg) n’ont jamais été en mesure de soutenir la comparaison.
« J’ai fait ce que j’avais à faire et je suis très contente de ma performance. Ces marques ne sont pas de nouveaux records nationaux pour moi mais bien ceux des Jeux. C’est une grande satisfaction », fait ressortir l’ironwoman mauricienne.
Mais celui qui a crevé l’écran demeure le junior Yvan Pierrot (19 ans), engagée dans la catégorie. Ce dernier a réalisé une performance inédite de 142 kg à l’arraché, 182 kg à l’épaulé-jeté pour un total olympique de 324 kg. Ses anciennes marques étaient de 135 kg (arraché), 165 kg (épaulé-jeté) et 300 kg (TO). De nouveaux records nationaux battus en juniors, senior et des Jeux.
« Il n’y a pas plus heureux que moi en ce moment. J’ai beaucoup donné pour en arriver là et c’est un véritable plaisir que de défendre les couleurs de mon pays et de ramener le plus précieux métal », affirme-t-il. Véritable force de la nature, Yvan Pierrot a tout d’un grand.
« Il est très fort et possède encore une belle marge de progression. Maurice a de la chance de posséder un talent de ce type. Il a encore de belles années devant lui car il n’a que 19 ans », soutient le Roumain Urdas Constantin.
Yovin Gyadin (30 ans), dans la catégorie, qui prenait part à ses 2es JIOI, a donné tout ce qu’il avait pour prendre les trois médailles d’or avec 115 kg à l’arraché, 141 kg à l’épaulé-jeté et 256 kg au total olympique. On se souvient qu’en 2011, il était monté sur la deuxième marche du podium par trois fois.
« Pour l’instant, je ne pense à rien d’autre qu’à savourer. C’est une belle victoire pour moi car je ne m’attendais pas à être aussi performant ici en terre réunionnaise. Je tiens à remercier mon entraîneur Gino Souprayen, Michael Glover, le ministère de a Jeunesse et des Sports, la MAWPA ainsi que mon employeur et sponsor, la MPCB », déclare-t-il. « Ma femme et mes enfants sont ma principale source de motivation. Ce sont les chevilles ouvrières de mon succès ».
La foule était en délire au moment de faire résonner le Motherland dans le gymnase du Moutia. « Nous vivons des JIOI incroyables et c’est une sacrée performance. Obtenir la bagatelle de 21 médailles d’or, six d’argent et 12 de bronze est juste époustouflant. Il faut le faire. Le public lambda a souvent tendance à oublier que ce n’est pas évident pour les athlètes de soulever des charges aussi lourdes. Il faut un gros mental pour y parvenir », ajoute Ravi Bhollah.