Cinq victoires et un nul en six sorties : l’Union Sportive Beau Bassin Rose-Hill a quasiment fait fi de l’opposition dans le championnat féminin de handball. L’équipe des villes soeurs a donc retrouvé le devant de la scène pour s’offrir une neuvième consécration dans ce championnat. Motivée à bloc, elle s’apprête maintenant à relever un nouveau défi, soit être la plus performante possible lors de la Coupe des clubs de l’océan Indien qui se déroulera devant un public tout acquis à sa cause vers la fin du mois prochain.
En repoussant le challenge des Curepipe Rangers dimanche dernier, l’USBBRH pouvait  avourer son nouveau titre. « Les joueuses se sont montrées fort appliquées. Elles ont suivi les
consignes et j’estime que ce sacre est mérité », se réjouit Cédric Kistohurry, qui a pris les rênes de l’équipe un mois avant le coup d’envoi du championnat. Une énorme satisfaction donc pour celui qui s’était lancé un « défi personnel ». Certes, la route vers le titre n’a pas été un long fleuve tranquille, car les joueuses des Curepipe Rangers n’étaient pas nées de la dernière pluie. « Notre sortie face à cette formation lors de la manche aller fut effectivement  la plus diffi cile, mais nous avons pu arracher un nul. Par la suite, nous avons abordé la manche retour avec encore plus de confi ance, d’autant que des remaniements avaient été effectués en attaque et  n
défense », soutient Cédric Kistohurry. Certes, celui qui fait également les beaux jours de l’équipe masculine de l’USBBRH pouvait compter sur des joueuses ayant déjà une certaine expérience à travers les derniers Jeux des îles, à l’instar de la Rodriguaise Liliana Perrine,
Ketty Boudou et Sharonne André. Cette dernière, qui semble transcendée ces derniers temps, rêve de briller lors de la CCOI. « La défaite face à Mayotte au cours des Jeux des îles m’est restée en travers de la gorge. On ressent donc la rage de vaincre, surtout face au représentant de Mayotte à la CCOI ». Pour ce qui est du championnat, Sharonne André soutient que la solidarité au sein du groupe a fait la différence. « Nous voulions ce titre, même si rien n’était
acquis d’avance. Nous avons su faire preuve d’un tempérament de battantes et d’un bel état d’esprit ». Des propos corroborés par Ketty Boudou. « Le fait d’avoir bouclé le championnat
invaincues ajoute à noter fi erté. Il nous fallait oublier la fatigue avec la sélection et se donner à fond pour l’équipe ». Concernant la CCOI, elle soutient que le groupe pourra réaliser unebelle prestation. Reste que cette compétition internationale constituera une autre paire de manches. L’USBBRH possède- t-elle les arguments nécessaires pour entrer dans l’histoire comme la
première équipe mauricienne à inscrire son nom au palmarès ? À cela, Cédric Kistohurry se veut réaliste. « Ce sera certainement une  compétition relevée. Un nouveau défi attend l’équipe et si nous pouvons nous retrouver parmi les quatre premiers, ce sera déjà une satisfaction ». À l’USBBRH donc de jouer sa carte à fond.