L’Assemblée générale spéciale de la Mauritius Paralympics Committee (MPC), longtemps réclamée par le président de la Mentally Handicapped Persons Sports Federation (MHPSF), Jean-Marie Malépa, a été finalement
fixée au lundi 11 décembre prochain. Une rencontre programmée pour 16h30, au centre Lizié Dan La Main à Curepipe, et à laquelle ont été conviées les représentants des quatre fédérations handisportives.
Selon Jean-Marie Malépa toutefois, des interrogations demeurent par rapport à la tenue de cette AG spéciale, à commencer par le lieu choisi. « Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi le centre Lizié Dan La Main et non un endroit neutre comme le ministre de la Jeunesse et des Sports par exemple ? Après tous les problèmes rencontrés, n’aurait-il aussi pas été plus juste et transparent que cette assemblée se déroule en présence d’un représentant du ministère ? », s’est-il demandé.
Le président de la MHPSF va même plus loin en contestant la manière de faire de certaines personnes, notamment dans la façon où cette assemblée générale spéciale est organisée. Selon lui, les membres des quatre fédérations handisportives s’étaient réunis, il y a de cela plusieurs mois, pour se pencher sur les Rules & Regulations du MPC. A la suite d’un désaccord sur le nombre de membres devant constituer le nouveau comité, il était convenu de la tenue d’une deuxième rencontre avant d’aller ensuite vers cette AG spéciale. « Or, tel n’a jamais été le cas et nous sommes surpris d’apprendre que nous irons directement vers cette assemblée sans que tous les points de désaccord ne soient aplanis. Je considère cette démarche révoltante », a-t-il fait remarquer.
La proposition à 7 membres contestée
Selon Jean-Marie Malépa, une proposition avait été faite pour que le nouveau comité directeur du MPC soit constitué de sept membres seulement. Proposition contre laquelle il s’est farouchement opposée et qu’il a qualifié de révoltante. « Au sein de notre fédération, nous nous sommes toujours dressés contre cette proposition qui, nous maintenons, va à l’encontre même de l’esprit sportif. Et puis, pourquoi uniquement sept membres, alors que nous sommes quatre fédérations ? Nous avons toujours milité pour une ambiance saine et transparente au sein du handisport mauricien. Car nous avons à coeur l’intérêt et le bien-être de tous les handisportifs », a-t-il précisé.
Pour ce faire, a-t-il insisté, il est très important que les quatre fédérations soit tous représentés dans le nouveau comité directeur. «Pour les élections prochaines, chaque fédération sera représentée par trois de ses membres. Ce qui nous fait un total de 12 réprésentants. Avec la proposition d’un comité directeur à sept membres seulement, il existe de fortes probabilités qu’une des quatre fédérations se retrouve exclue du comité et ça, c’est tout à fait injuste. Dans un souci d’équité, nous maintenons qu’un comité à 11 membres est la meilleure chose à faire pour réunir la grande famille handisportive », a-t-il précisé.
Pour conclure, Jean-Marie Malépa s’est dit indigné que ceux responsables ont pris plusieurs mois avant de venir en avant avec cette assemblée générale spéciale et qui plus est, sans même applanir ce désaccord. De plus, a-t-il fait remarquer : « Le Registrar of Associations avait bien précisé, en mars dernier et ce, en présence de l’Ombudsperson for Sports, Ramesh Sunt,
que la MPC n’avait aucune reconnaissance nationale. Pourtant, cela n’avait pas empêché la MPC d’être représentée à l’assemblée générale de l’IPC (International Paralympics Committee) en septembre dernier aux Emirats Arabes Unis ! Ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est comment la convocation nous invitant à l’assemblée générale spéciale est signée par la secrétaire. Comment peut-on garder un titre, alors que devant la loi, le MPC n’existe plus ! »