Sur la petite scène, ce samedi soir, ils sont en noir. Couleur du jazz, cette musique qui leur a été inculquée comme culture, comme manière de vivre. Le jazz n’est jamais triste. Même quand il s’agit de saluer la mémoire de l’un des siens, il a un souffle entraînant, une fougue désinvolte, un rythme captivant qui donne envie de crier Jingo. Le noir demeure de circonstance, mais il n’est plus couleur de deuil. Il est le symbole de fraternité. Ici, il est même couleur d’espoir.
La musique de l’Atelier Mo’Zar monte vers les étoiles. Là-haut, les astres scintillent d’un éclat, que l’on a l’impression de retrouver sur la grande photo de José Thérèse suspendue au-dessus de la scène. Le maestro sourit à l’objectif. On peut même dire qu’il sourit de fierté; ses enfants sont debout comme des grands.
Ils ont grandi, les enfants de l’Atelier Mo’Zar. Ils sont beaux, ils ont fière allure et sont bons musiciens. José Thérèse leur a appris les notes et les instruments. Il leur a aussi fait comprendre que la musique est une affaire de feeling, que le jazz se vit, s’improvise, s’adapte et qu’il grandit.