La non-proclamation du Remuneration Order (RO) pour les Catering and Tourism Industries bloque les négociations entre les employeurs et employés du secteur. C’est ce que soutient la Hotel and Restaurants Employees Union (HREU), qui demande au gouvernement de prendre une décision à ce sujet afin de faire avancer les choses. Le syndicat réitère également sa demande pour une semaine de 40 heures et le calcul des heures supplémentaires sur une base quotidienne.
Le « draft » du RO approuvé par le gouvernement en août dernier propose une augmentation salariale de 6 % à 19 % pour les employés du secteur. De plus, il est suggéré que les heures de travail passent de 48 à 45 heures par semaine. Sur ce point, la HREU campe sur sa position initiale d’une semaine de 40 heures. « Dans les négociations, certains groupes hôteliers sont même parvenus à une concession de 42 heures, mais le RO en prévoit plus », dit Amba Lutchoomanen, le négociateur.
Le syndicat est d’avis qu’il est temps que les employés de l’hôtellerie récoltent les fruits des années de sacrifice dans ce secteur. « Si l’hôtellerie est devenue un pilier de l’économie aujourd’hui, c’est grâce aux efforts de ses employés. En réduisant leurs heures de travail, cela permettra de créer de nouveaux emplois pour ceux qui sont au chômage. » De même, la HREU est en faveur d’une comptabilisation des heures supplémentaires par jour au lieu de la semaine, comme c’est le cas actuellement.
Amba Lutchoomanen invite ainsi le gouvernement à prendre les dispositions nécessaires pour appliquer le nouveau RO préparé pour ce secteur. « Nous faisons tout pour que le RO soit proclamé avec les propositions du syndicat. Si rien n’est fait, nous n’aurons d’autre choix que d’opter pour des actions syndicales. »
Une première manifestation « légale et pacifique » pourrait se tenir devant le Parlement le 12 novembre prochain « si la situation n’évolue pas d’ici là. Par la suite, d’autres actions suivront dans les régions où sont situés les hôtels ». Amba Lutchoomanen dénonce également les relations industrielles difficiles dans deux établissements hôteliers du Nord. Le syndicat se dit aussi solidaire des employés du transport et de l’industrie sucrière qui entreront probablement en grève bientôt.