Les procédures pour l’étape de conversion des données du citoyen dans le cadre du Mauritius National Identity Scheme (MNIS) a débuté ce matin dans les dix centres de conversion à travers l’île. À Port-Louis, des membres de la plateforme “No to new ID Card” ont tenu une manifestation pacifique devant le centre de conversion situé à la rue Labourdonnais. L’objectif : sensibiliser les Mauriciens afin qu’ils refusent de donner leurs empreintes digitales qu’ils considèrent antidémocratique.
« System kart idantite pou enn zarm destriktris dan lame enn bann dominer » ; « Sa proze nouvo kart identite-la li anti demokratik. Se enn gaspiyaz kas lepep », tels sont les messages écrits sur la banderole qu’ont déployée quatre membres de la Plateforme, dont Jeff Lingaya et Jocelyne Minerve, qui ont manifesté pacifiquement alors que de l’autre côté de la rue, avaient lieu les procédures pour l’enregistrement des données des citoyens mauriciens âgés de 18 à 22 ans. Quatre véhicules et plusieurs policiers ont été mobilisés sur les lieux peu après 11 h 15 pour parer à toute éventualité.
Depuis tôt ce matin, les citoyens Mauriciens ont commencé à faire la queue devant les différents centres de conversion déployés à travers l’île, notamment à Goodlands, Port-Louis, Flacq, Rose-Hill, Bambous,
Quatre-Bornes, Vacoas, Chemin-Grenier et Ébène. À Port-Louis, une longue file d’attente était visible le long de la rue Labourdonnais, aux abords du centre, alors qu’à l’intérieur du bâtiment il existait une bonne file d’attente. « Travay-la lant. Bizin met ankor plis dimoun », suggère une femme, visiblement fatiguée d’avoir à attendre dans le soleil, avec la chaleur incommodante. Elle s’y résout car la carte d’identité est obligatoire, dit-elle.
Un premier constat du démarrage de l’étape de conversion pour les 18-22 ans est que malgré la campagne de communication entamée depuis juillet 2013, il subsiste une certaine confusion parmi les membres du public. Certains n’étaient pas au courant des horaires d’ouverture des centres de conversion et se sont déplacés bien avant l’ouverture à 10 h 30. Certains ont fait la queue depuis 7 h ce matin. Naweid, 22 ans, attend depuis 45 minutes. Il prend son mal en patience mais soutient qu’il s’agit d’une étape obligatoire en vue de se procurer la nouvelle carte d’identité qu’il dit accueillir favorablement. « C’est une bonne initiative. La carte est plus sécurisée que l’ancienne et il faut évoluer avec la technologie », dit-il.
Autre constat : des personnes qui ont visiblement plus de 22 ans, se sont également déplacées. Dans ces cas précis, une exception a été faite pour les recevoir, indique le supervisor du centre de conversion. Au centre de conversion à Port-Louis, ils sont deux superviseurs qui se chargent d’aider les citoyens présents en les canalisant ou les informant sur des aspects spécifiques. Des responsables singapouriens de NEC étaient aussi sur les lieux pour veiller à ce que tout se passe pour le mieux.
Les informations fournies par l’équipe du Mauritius National Identity Scheme au sujet des directives dans le cas de perte de la carte d’identité actuelle n’ont pas été reflétées sur le terrain. Dans le cas de ceux ayant perdu leur carte d’identité actuelle et dont la phase de conversion qui correspond à leur tranche d’âge n’a pas encore débuté ou est déjà passée, il avait été indiqué que ces derniers devront se rendre dans les bureaux de cartes d’identité nationale (NIC Centre), qui se trouvent à Rose-Hill, Port-Louis, Mahébourg et Goodlands, munis des documents nécessaires pour le processus de conversion et du mémo de la Police. Or, nous avons rencontré plusieurs citoyens ce matin au centre de conversion de Port-Louis ayant perdu leur carte d’identité et qui se sont rendus dans les NIC Unit où on leur a expliqué qu’ils devaient se rendre dans les centres de conversion. Which is which ?