Pas besoin d’attendre la décision de la « Competition Commission » et non plus de savoir ce que cette dernière pense du cas porté devant elle par une des deux compagnies importatrices de chevaux à Maurice. Le ministère de l’Agro Industrie  a décidé de changer les donnes en autorisant deux compagnies d’importer elles-mêmes les chevaux à Maurice sans passer par le Mauritius Turf Club. Selon les informations de Week-End, le club de la rue Shakespeare a été déjà informé de cette nouvelle situation qui joue en faveur des Hobday Equestrian Enterprises and G&L Merven Consultants Ltd, deux compagnies qui sont engagées dans ce business et qui avaient besoin jusqu’à tout récemment de la signature et du tampon du MTC avant de se lancer dans l’importation des chevaux sur le sol mauricien.
Au ministère de l’Agro-industrie, notamment son service vétérinaire,  on a indiqué à Week-End que c’est en raison du «changing times and modern era of new technology, digital evolution and sharing of information» que ce département estime que «other stakeholders» peuvent prendre le challenge pour importer des chevaux avec le même «zeal and sense of responsability as the Mauritius Turf Club». S’il faudra s’armer de patience pour savoir si effectivement ceux qui sont engagés dans ce business ont le même sens de responsabilité du MTC,par contre la nouvelle ne manquera pas de susciter bien des interrogations.
La question de l’importation des chevaux à Maurice a provoqué et continue de provoquer pas mal d’urticaires chez certaines personnes. Cela a été tel qu’il fut, durant la période décembre 2011 à janvier 2012, un argument de campagne pour le renouvellement de deux commissaires au board du MTC. La décision de l’Afrique du Sud de revoir tout son protocole concernant l’exportation de chevaux vers Maurice et ailleurs en raison de la Africain Horse Sickness avait mis le feu aux poudres.
Centre de quarantaine inaptes
D’autant plus que circulait dans le milieu la rumeur qu’un des centres de quarantaine d’une des compagnies qui importent des chevaux à Maurice en transit pour l’Europe et l’Asie principalement, est inapte. Selon les informations de Week-End, il y a aussi en circulation un rapport vétérinaire pas du tout réluisant sur le centre d’un des exportants de chevaux et qui travaille avec un des deux centres de Maurice. Selon ce rapport  vétérinaire indépendant en Afrique du Sud, le protocole concernant le Africain Horse Sickness (AHS) n’était pas  totalement respecté.
Dans ces conditions, la question qui est posée, est-ce que cette décision du gouvernement de «libéraliser» l’importation des chevaux à Maurice ne va pas mettre le cheptel mauricien en danger? — notamment les chevaux qui sont dans des centres privés, dont un certain nombre est en compétition au Champ de Mars — A cette question, le service vétérinaire du ministère de l’Agro Industrie est  opaque et laconique. «Comme il existe des contrôles vétérinaires internationaux (OIE Standard) par rapport à l’importation des chevaux sous AHS infected country, les mêmes conditions seront appliquées de façon stricte par l’entremise des permis d’importation officiels et du veterinary health certification and verification», explique-t-on.  Pour ajouter, par la suite, que le ministère «is satisfied that the new players can comply to the demands, with availability of stables quarantine stations, logistics and personnel.»
«Was never restricted»
Notre interlocuteur  s’est empressé pour préciser que l’importation de chevaux à Maurice ou toute autre espèce équine à Maurice est sujette à des contrôles rigoureux. «Importation of horses into Mauritius always requires imperatively an important Permit from the Division of Veterinary Services of the Ministry of Agro Industry and Foot Security. In other words,any person wishing to import a horse, or an animal of equine species, has to satisfy conditions imposed by the Division of Veterinary Services, the sanitary authority with regards to importation of any live animals and products of animal origin. Consequently, importation of horses is always subject to certain control, and therefore was never restricted to any particular person», souligne le service vétérinaire du ministère de l’Agro-Industrie à Week-End.
Au niveau du MTC, on est peu enclin à commenter sur le sujet. Par contre, la décision plus au moins soudaine a surpris plus d’un. D’autant plus que les conclusions de la Competition Commission ne sont pas encore connues.
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Fact Finding Committee du MTC
Aux oubliettes?

Pour l’heure c’est encore une rumeur. Mais aux Champ de Mars, les faits démontrent que les rumeurs se confirment toujours. En effet, tout laisse croire que le Fact Finding Committee  (FFC) mis en place par le Mauritius Turf Club l’année dernière après les déclarations incendiaires de Ramapatee Gujadhur et Tikanand Gujadhur dans le sillage des circonstances dans lesquelles s’était déroulée la Coupe d’Or 2011 (défaite d’Accupa de l’écurie Gujadhur face à Green Keeper de chez Gilbert Rousset) sera mis aux oubliettes.
Week-End a essayé d’avoir une confirmation officielle de la part du MTC.A ce  jour, personne n’a voulu confirmer ni infirmer  notre information. Cependant, selon les informations de Week-End, le FFC, présidé par Patrice Doger de Spéville avec comme assesseurs Antoine Domingue, SC et  Ravin Chetty, serait dans l’impossibilité de continuer ses travaux pour les raisons que nous ignorons pour l’heure.