Développement et modernisation doivent inclure toutes les composantes de la population. C’est le principal message qu’ont véhiculé le ministre des Administrations régionales Hervé Aimée et le député du MMM Alan Ganoo hier à la cérémonie inaugurale du village hall de Petite-Rivière-Noire. Un événement qui a réuni une cinquantaine de personnes, dont les présidents du Conseil de District de Rivière-Noire, de Savanne ainsi que le président du village, et où l’absence de la troisième députée du No 14, Maya Hanoomanjee, n’est pas passée inaperçue.
Tout en se félicitant de ses réalisations pour la circonscription No 14, Hervé Aimée a tenté à quelques reprises d’intégrer le nom d’Alan Ganoo dans son discours. Histoire de rappeler que s’ils étaient adversaires auparavant, les deux députés se retrouvent aujourd’hui dans une même alliance…
L’agrandissement du village hall de Petite-Rivière-Noire/Case-Noyale était une nécessité, ont souligné les différents intervenants à cet événement hier, faisant ressortir qu’avec la croissance de la population de ces deux villages, le manque d’infrastructures est flagrant. Ainsi, avec la construction et l’aménagement au coût de Rs 1,8 M d’un étage qui servira de salle de réunion, entre autres, plusieurs habitants, dont les jeunes, les personnes âgées et autres membres d’organisations sociales pourront s’adonner à diverses activités dans l’enceinte du nouveau village hall, visant à l’épanouissement de la société. C’est dans cette optique qu’en prenant la parole, Alan Ganoo a mis l’accent sur le projet de société du gouvernement à venir : un combat perpétuel pour développer et moderniser le pays. Faisant remarquer que la région ouest a connu d’importants développements ces dernières années, principalement en termes de construction d’hôtels et de IRS, le député du MMM a insisté sur « l’importance que le développement d’un quartier, d’un village, d’une circonscription, d’un pays, tienne en compte tous les habitants ». Si des projets privés sont mis en place, dit-il, et que de nouvelles familles, aisées ou riches s’installent dans un morcellement, augmentant ainsi la valeur des terres et du lieu, les infrastructures doivent suivent pour les ti dimounn. « Et ça, c’est la responsabilité du gouvernement », dit Alan Ganoo.
Hervé Aimée a abondé dans le même sens, accentuant son discours sur la vision du gouvernement d’apporter des développements dans le pays pour toutes les composantes de la population. Énumérant brièvement ses réalisations depuis qu’il s’occupe du portefeuille des Administrations régionales, le député rouge – ne manquant pas de dire à chacune de ses phrases que « mon camarade Ganoo pense comme moi » – rappelle que « qu’importe le gouvernement qui vient ou qui part, la situation est difficile dans le monde ». Cependant, dit-il, chaque citoyen doit mettre du sien pour faire progresser son quartier, son village, sa circonscription. Dans la foulée, Hervé Aimée, faisant ressortir l’étroitesse du village Petite-Rivière-Noire, a lancé que « Navin Ramgoolam pou bizin servi sa 2 000 arpents later la pou grandi Petite-Rivière-Noire ». Il faisait référence à l’accord du Premier ministre avec les établissements sucriers et insiste que « sa bann later nounn gagne la pou bizin servi pou nou kapav fer développement dans village et agrandi nou village ». Relevant que les constructions d’hôtels sont nombreuses dans cette région de l’île, le ministre note également que le village de Petite-Rivière-Noire/Case-Noyale est si petit que de nombreuses personnes n’ont d’autres choix que de squatter les terrains de l’État. Il profite de l’occasion pour annoncer que les squatters de Kalyptis ont déjà reçu leur Letter of Intent et que les personnes vivant à Bambous, Dilo Pourri, African Town seront également régularisées.