Le Planet Earth Institute (PEI), une organisation non gouvernementale et association caritative internationale qui oeuvre pour l’indépendance scientifique de l’Afrique, a été lancée officiellement à Maurice lundi devant un parterre d’invités à la State House, à Réduit. Ce, en présence de la présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim, et de plusieurs scientifiques étrangers, dont Sir Madgi Yacoub, Lord John Boateng et le philanthrope angolais Dr Álvaro Sobrinho, qui est derrière le lancement de cette ONG.
Cette ONG a choisi Maurice pour lancer cette initiative visant le développement en Afrique d’un vaste programme, Partnership for Applied Sciences, Engineering and Technology (PASET), en collaboration avec la Banque mondiale. Ce programme a pour but d’accroître la capacité des universités et des centres de recherche pour qu’ils génèrent des connaissances pertinentes, qui aideront à relever les défis du développement en Afrique ainsi que la croissance économique du continent.
Le Dr Álvaro Sobrinho a indiqué : « On ne peut plus se permettre d’accepter l’approche business as usual. Nos entreprises doivent être mieux reliées au développement de notre plus grand atout, qui est nos jeunes, pour créer des liens et des partenariats entre les entreprises de soutien scientifique et l’éducation, dans les écoles et dans les universités. » Ameenah Gurib-Fakim a déclaré pour sa part que « nous avons besoin que les universités en Afrique puissent aider à développer des économies locales solides et elles doivent travailler plus étroitement avec le secteur privé ».
De son côté, le Chief Executive Officer de PEI, Mauricio Fernandes, a expliqué que la réforme de la recherche scientifique en Afrique est urgente parce qu’elle est, d’une part, un moteur de la croissance économique et sociale et, d’autre part, un baromètre du niveau de développement et de la compétitivité économique d’une société. « Elle constitue une source d’innovations et de découvertes, éléments clés du développement et de la compétitivité. » Selon Mauricio Fernandes, Maurice a un rôle à jouer dans la gestion du capital de la première initiative de PASET : la mise en place de fonds pour les bourses d’études régionales et l’innovation qui aidera à la formation de 10 000 doctorants africains au cours des dix premières années. « Nous sommes persuadés qu’avec le soutien de toutes les parties prenantes, Maurice sera certainement le miracle scientifique de l’Afrique. »
D’après une documentation présentée lors du lancement, l’Afrique est à la traîne par rapport à son développement scientifique, alors que d’autres régions ont énormément investi dans la science et la technologie. L’Afrique dépend des autres pour la connaissance et l’expertise scientifique. Le PEI vise à mettre fin à cette dépendance et, pour ce faire, il compte rehausser le niveau de la science, la technologie et l’innovation en Afrique, afin que le continent puisse mettre en place ses propres projets de développement. Le PEI sera étroitement lié à plusieurs nouvelles entreprises de Maurice qui opèrent dans les secteurs scientifiques et technologiques. De plus, le PEI mettra sur pied des programmes de renforcement de l’éducation et des capacités locales dans les écoles et les universités mauriciennes.