Les travailleurs de l’industrie du transport sont invités à protester le 16 mars dans la capitale contre « l’injustice » qui prévaut dans ce secteur. Permis à points, projet de métro léger, révision salariale seront les thèmes de cette manifestation qui débutera à 13 h à Bell-Village pour s’achever devant l’hôtel du gouvernement.
Pour l’Union of Bus Industry Workers (UBIW), l’heure est à la mobilisation de la masse des travailleurs et il est hors de question que ceux-ci soient des boucs émissaires, tant sur les projets que compte lancer le GM ou encore concernant le laxisme dans ce secteur lorsqu’il s’agit des conditions de travail. Ses représentants ont fait entendre leurs voix ce matin lors d’un point de presse au siège du syndicat à Ruisseau du Pouce, Port-Louis. Sada Bungaroo, de la CNT, déplore le manque de consultations entre les syndicalistes de ce secteur et les autorités compétentes concernant l’instauration du permis à points. Le rejoignant dans ses propos, Wahkil Lalloo, négociateur et conseiller technique de l’UBIW a considéré ce fait comme « la plus grande erreur d’Anil Baichoo », le ministre des Infrastructures publiques. Revenant sur la lettre concernant leurs revendications déposée la semaine dernière au Bureau du Premier ministre, M. Bungaroo a précisé qu’aucune réponse n’a été obtenue à propos de la rencontre réclamée. Pour l’UBIW, le permis à points représente un danger pour les travailleurs de l’industrie du transport qui pourrait les pousser au chômage technique. Pour M. Lalloo, le gouvernement aurait dû établir deux types de délits, les minor offences et les serious offences. Les minor offences, propose-t-il, seraient sanctionnées d’une amende seulement alors que les serious offences seraient punies par des pertes de points. « Il est inacceptable qu’un chauffeur paie deux fois pour le même délit, avec la perte de points et le paiement d’une amende », soutient Wahkil Lalloo.
Concernant l’introduction du métro léger dans le pays, l’UBIW réclame une négociation tripartite afin de débattre du sort des employés du transport, dont le nombre sera inévitablement réduit. L’UBIW propose dans ce contexte le paiement d’un Early Retirement Scheme pour ceux qui prendront leur retraite. Comme seconde alternative, M. Lalloo suggère l’instauration d’un tribunal indépendant afin de débattre de la question. La révision salariale des employés du transport et la restructuration au sein de la CNT ont également été évoquées. « Si nou bann revendikasion pa pri en konsiderasion, nou pou al ver enn lagrev general », prévient l’UBIW.