La récente mission du Board of Investment à Hong Kong, Shanghai et Pékin a permis de dénoter un « vif intérêt des institutions financières chinoises » à utiliser Maurice comme plateforme financière d’entrée sur le continent africain. C’est ce que rapporte le directeur général Ken Poonoosamy dans le dernier bulletin mensuel de l’organisme de promotion des investissements. Il estime que les contacts avec les investisseurs potentiels apportent la confirmation que le concept Maurice en tant que plateforme financière pour structurer les investissements en direction de l’Afrique est en train de faire son chemin.
Le directeur général du Board of Investment (BoI) annonce que lors de la mission entreprise à Hong Kong, Shanghai et Pékin des banques chinoises opérant dans le financement du commerce et des investissements ont affiché leur intérêt pour Maurice en tant que plateforme financière. Des entreprises engagées dans d’autres secteurs d’activités ont également, selon Ken Poonoosamy, manifesté leur intérêt à établir dans le pays un siège régional pour la gestion de leur trésorerie.
Ken Poonoosamy rapporte dans le bulletin de mars 2013 que les investissements directs chinois en Afrique ont connu une croissance rapide. Ces investissements sont passés de USD 700 millions en 2000 à USD 13 milliards à la fin de 2010, et concernent divers domaines tels la finance, l’exploitation minière, la fabrication, la construction, l’agriculture, les affaires et le commerce. Pour le directeur général du BoI, la signature de protocoles d’accord entre la Chine et les états africains concernant la mise en place d’infrastructures ouvrira la voie à une croissance exponentielle des entreprises.
La direction du BoI évoque également les retombées d’un forum d’affaires organisé à Cape Town et auquel ont participé environ 160 hommes d’affaires. Des participants ont fait part de leurs projets pour Maurice. De plus, annonce-t-il, le ministre du Cap occidental a, lors d’une réunion de travail, signifié « sa volonté d’initier des partenariats bilatéraux avec l’île Maurice ». L’industrie du cinéma, précise-t-il, pourrait être le premier domaine de coopération.
« Nos contacts les plus récents avec les marchés indiquent une réelle volonté de la part des investisseurs à utiliser la plate-forme mauricienne en raison de sa stabilité et de sa fiabilité », affirme Ken Poonoosamy. Les investisseurs comme les institutions financières, fait-il remarquer, sont intéressés à utiliser notre centre financier pour pénétrer le marché africain soit pour démarrer, soit pour diversifier leurs activités. « Ceci est en soi une confirmation de la pertinence de notre stratégie pour l’Afrique », estime le directeur général du BoI. Il considère que le réseau d’accords pour la promotion et la protection des investissements signés par Maurice avec des états africains sera très utile pour instaurer la confiance chez les investisseurs.
Par ailleurs, la direction du BoI se réjouit de la progression (+7,3 % pour le premier trimestre 2013) de l’indicateur de confiance des hommes d’affaires comme annoncé par la Mauritius Chamber of Commerce and Industry (MCCI). « Cette enquête vient dissiper les perceptions négatives. Elle restaure la confiance. Le climat des affaires s’améliore. Les investissements devraient donc être à la hausse dans les différents secteurs de l’économie, à savoir le commerce, le secteur manufacturier et les services », ajoute Ken Poonoosamy.