La publication du rapport du comité pour la restructuration du Centre Culturel Islamique continue à provoquer des vagues. Après plusieurs critiques sur la gestion de cet organisme, le board de l’ICC sort de son silence et lors d’un point de presse à son siège à la rue La Paix à Port-Louis hier est venu apporter des éclaircissements sur le contenu de ce rapport. Le Chairman du Board de l’ICC, le Dr Farhad Aumeer est catégorique : « Ce rapport est une synthèse de palabres et ne reflète d’ailleurs pas le travail que nous avons effectué. J’ai été informé que c’est quelqu’un qui n’était pas du comité qui a rédigé le rapport final, qui a été publié sans ma signature. »
Publié il y a plus d’une semaine, ce rapport du comité coprésidé par le député Reza Issack et le Dr Farhad Aumeer fait état d’une dette de plus de Rs 108 M contractée par l’ICC auprès de la Banque de Développement. La politisation de son Conseil d’administration, la gestion, la révocation et le remplacement immédiat de l’actuel conseil d’administration qui siégerait illégalement depuis plusieurs années, revoir l’organisation du pèlerinage du Hadj sont autant d’éléments qui y sont évoqués. Plus d’une semaine après sa publication, le board de l’ICC vient dénoncer la publication du rapport qui, soutient le Dr Aumeer, a été rendu public sans sa signature. « Il est nécessaire de remettre les pendules à l’heure. On m’accuse d’avoir refusé de signer ce rapport alors que moi je vous dis que j’ai attendu le rapport pour le signer jusqu’à la dernière minute mais le député Reza Issack a tout fait pour que je ne l’aie pas », soutient-il. Le Dr Aumeer ajoute que plusieurs jours avant sa publication, « j’ai eu vent que le rapport était déjà public et que plusieurs personnes étaient déjà au courant de son contenu ».
Se disant agacé par toutes les rumeurs et allégations au sujet du fonctionnement du centre, le Dr Farhad Aumeer est catégorique sur le fait que le « board opère dans l’illégalité et ses membres ont été approuvés par le Cabinet ». « S’il y a le souhait pour une recomposition du board, cela ne veut pas dire qu’il est illégal », a déclaré le Chairman. Pour ce qui est de la dette de Rs 108 M, le Dr Aumeer a fait ressortir que c’est « une dette qui existe depuis 2002 et le board actuel ne peut en être responsable ».
Le Dr Aumeer s’est aussi attardé sur le fait que plusieurs choses, tels que les dossiers qui sont à l’ICAC, le problème de vaccins, entre autres, n’ont pas été cités dans le rapport, dit-il, « par exprès ». « Enn ta zafer pa paret, il y a eu de l’amnésie sélective dans la préparation de ce rapport », dit-il. Le Chairman de l’ICC dit ainsi avoir la conscience claire. Le board a fait envoyer une notice de 44 pages au député Reza Issack lui demandant des explications sur 350 points allant de l’ingérence politique à l’organisation du Hadj et aux autres points mentionnés sur la « mauvaise gestion de l’ICC ».
Pour ce qui est de l’organisation du Hadj, le Dr Aumeer a fait ressortir que bien que chaque année Maurice fasse de son mieux pour améliorer le déroulement du pèlerinage, c’est à l’autorité saoudienne de prendre la décision finale. Cette année, Maurice a un quota de 1 300 visas alors que le nombre de personnes qui veulent aller en pèlerinage s’élève à 2 000. Maurice attend toujours de connaître la décision du gouvernement saoudien au sujet de la demande pour 700 visas additionnels.