L’Ernest Wiehé Jazz Festival a démarré jeudi soir à l’hôtel Tamarin dans une nouvelle configuration scénique. Cette quatrième édition prend en effet ses aises dans l’espace commun de l’hôtel, notamment dans le jardin où se déroulent les concerts et les premières parties.
Si l’hôtel Tamarin – même racheté par Triméthys – est intrinsèquement associé au jazz et au programme musical que Cyril Michel y organise depuis des années, il y avait, pour son festival, quelques améliorations à apporter à son aménagement scénique pour augmenter le confort des spectateurs. L’an dernier, les concerts principaux étaient donnés sur l’habituelle petite scène du Crazy Fish.
Or, les soirées qui ont connu la plus grande affluence comptaient beaucoup de spectateurs debout, coincés entre le restaurant ou le bar et les quelques happy fews qui avaient pu s’installer dans les fauteuils en osier. À certains concerts, et selon le degré d’intimisme de la musique, les bavardages et bruits de couverts du restaurant pouvaient sérieusement gêner l’écoute, de même d’ailleurs que la concentration des musiciens.
Une autre scène qui avait été installée, pour les découvertes, à un bout de la piscine, posait un problème de confort pour les spectateurs contraints de voir les musiciens de biais ou de l’autre côté de la piscine, et pour les musiciens qui jouaient ainsi face à une surface aquatique et réfléchissante…
Cette fois, le Crazy Fish accueille uniquement les jam sessions qui démarrent à 18 heures avec le trio formé par le pianiste québécois et réunionnais Thüryn Mitchell, le contrebassiste Kersley Pitambar et le batteur Christophe Bertin, d’autres musiciens les rejoignant chaque soir pour le plaisir de l’improvisation. Les premières parties et les concerts sont donnés sur une grande scène installée dans le jardin de l’hôtel, devant laquelle les mélomanes peuvent prendre leurs aises, confortablement installés sur des couffins ou dans des fauteuils. Les musiciens font face au public, suffisamment à l’écart du restaurant pour ne pas être gênés, et tout le monde peut se consacrer pleinement à la musique.
Autre avantage, et non des moindres : le festival peut ainsi accueillir davantage de monde à ses concerts. « L’an dernier, explique Cyril Michel, l’initiateur du festival, à 500 personnes, nous étions serrés. Cette fois, nous pouvons en accueillir 600 dans le confort, et même davantage. »
Dimanche, pour la clôture, la scène se déplace sur la plage publique, où le concert gratuit démarre à 16 heures avec le big band de l’Atelier Mo’zar en première partie et Gourgui et ses dalons à partir de 18 heures.