Icône de l’athlétisme, le Jamaïcain Usain Bolt est entré dans l’histoire du sport, en devenant le premier triple champion olympique du 100 m en 9 sec 81/100 devant Justin Gatlin (9.89) et le Canadien Andre De Grasse (9.91). 
Dans le crescendo vers la finale, la soirée a également été illuminée par le Sud Africain Wayde Van Niekerk qui a remporté le 400 m en 43 sec 03/100e, battant au passage le vieux record du monde de Michael Johnson (43.18), vieux de 17 ans.
Usain Bolt, 29 ans, l’homme qui a révolutionné l’athlétisme et le sprint avec sa foulée longue et déliée en dépit d’un gabarit imposant, a regardé cette course d’anthologie, depuis la piste d’échauffement.
Et puis il s’est glissé dans sa « routine »… L’entrée sur le stade sous les vivats de la foule, le doigt pointé vers le ciel, la chaîne qu’on ajuste… Un départ poussif et puis… l’éclair. Cette fameuse accélération, qui le pousse devant Justin Gatlin et l’envoie vers l’arrivée, forcément victorieuse.
Et puis, il y eut la célébration, boltienne, joyeuse et colorée. Avec déjà en tête le prochain objectif; un triple-triple de folie, qui passe par une victoire sur le 200 m et le 4×100 m, comme à Pékin en 2008 et à Londres il y a quatre ans. Il compte déjà 7 titres olympiques à son palmarès XXL.
– Le dopage, encore –
Menacé par Justin Gatlin en début de saison, il avait marqué son adversaire dès les demi-finale, bouclée facilement en 9 sec 86/100e.
Cette double victoire a une portée symbolique forte. Une défaite face à Gatlin, le « bad boy, suspendu 5 ans pour dopage, aurait fragilisé encore une discipline très abîmée par les scandales.
Conscient de ce contexte sombre, le Jamaïcain n’a pas hésité pas à se poser en rayon de soleil de son sport: « L’athlétisme a besoin que je gagne à Rio et que je sois le meilleur », a-t-il assuré dans une interview au journal français Aujourd’hui en France/Le Parisien, réalisée en juillet et publiée dimanche.
De fait, les histoires de dopage n’en finissent plus de troubler les Jeux. 
Samedi, la Russe Darya Klishina a été exclue de la compétition au terme d’un surprenant revirement de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF). Elle était pourtant la seule des 68 athlètes russes à avoir échappé à l’exclusion dans la foulée des révélations sur le système de dopage d’Etat dans son pays.
Troisième or pour Biles –
Initialement épargnée, car elle s’entraîne depuis 2013 aux Etats-Unis, Klishina a finalement été sanctionnée à son tour sur la base d’une « nouvelle information », vraisemblablement issue du fameux rapport McLaren sur le dopage d’Etat russe.
Le ministre russe des Sports Vitali Moutko a qualifié cette exclusion de « provocation » préméditée.
 
Klishina a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS), qui doit rendre son verdict d’ici dimanche minuit (03h00 GMT lundi). Juste avant ou juste après le sacre de l’homme le plus rapide du monde.
En attendant ce 100 m 100% testostérone, sous la chaleur matinale moite de Rio, Jemima Jelagat Sumgong (31 ans) a offert au Kenya son premier titre olympique du marathon dames, en 2 h 24 min 04 sec.
Le zeste de grâce de la journée est venu de la gymnastique, avec la troisième médaille d’or de l’Américaine Simone Biles.
Déjà victorieuse de la compétition par équipes et du concours général, elle a décroché, dans l’épreuve du saut, une troisième médaille d’or, entretenant son rêve de réaliser un quintuplé inédit.
En revanche, le Japonais Kohei Uchimura, lui aussi nanti de deux titres (concours général et par équipes), n’a terminé que 5e dans l’épreuve masculine au sol.
Et avec une balle ? Deux Britanniques sont entrés dans l’histoire. Justin Rose a remporté le premier tournoi olympique de golf organisé depuis 1904, alors qu’Andy Murray, vainqueur en finale de l’Argentin Del Potro, est le premier à conserver son titre en tennis.