On le classe dans le mouvement littéraire romantique. John Keats est un poète anglais né le 31 octobre 1795 et mort à 25 ans, emporté par la tuberculose.
John Keats fut le poète de l’effacement, l’amoureux de l’obscur. Celui d’une étrange alchimie entre une douce mélancolie et l’attrait de la douce mort. Il fut aussi un poète profondément épris d’éthique et de morale.
Comme tout poète lyrique anglais romantique, il a aimé célébrer la solitude, et la nuit, la nature immuable, le sommeil et le pays d’or à jamais perdu de la Grèce, ses dieux et ses titans ombrageux, ses amants de la Lune et ses légendes.
Pourtant sa voix, longtemps méconnue de son vivant, est unique et singulière, admirée presque à l’égal de Shakespeare. Il reste celui que l’on aime tendrement, tant il semble fragile et évanescent, une sorte de frère cadet en poésie.
John Keats et le sortilège des mots. Il s’agit bien de sortilèges pour agencer ainsi des mots avec cette fluidité faite des fils d’araignée des rosées du matin. Ses vers semblent s’évaporer et il nous parle souvent entre rêverie et effacement. D’une voix douce venant des bords de l’oubli, il nous donne à boire une eau de mémoire puisée dans les ruisseaux de l’innocence.