L’enquête sur la gestion des Joint Accounts à la Mauritius Commercial Bank (MCB) avec des dépôts initiaux de Rs 5 millions est sur le point d’être bouclée par le Central CID, soit 14 mois après la déposition de l’ex-Manager SWIFT Services, Michèle Tsang Ping. Des milieux proches des enquêteurs indiquaient ce matin que le Chief Executive (Group) de la MCB, Pierre-Guy Noël, pourrait faire le déplacement aux Casernes centrales aujourd’hui pour donner un Statement dans cette affaire. Entre-temps, l’ancien Deputy Chief Executive (Banking), Philippe A. Forget, qui doit se rendre à l’étranger demain, était ce matin dans les locaux du Central CID en vue de sa version des faits au sujet de cette affaire.
Même si Pierre-Guy Noël n’est nullement mis en cause par les allégations de Michèle Tsang Ping quand elle avait été privée de ses droits sur les Joint Accounts après le décès de Patricia Smith le 11 août 2011, le Central CID a laissé entendre que le N° 1 du groupe MCB était attendu aujourd’hui.  Mais jusqu’à la mi-journée, il n’y avait aucune indication quant à la présence de Pierre-Guy Noël à moins d’une méprise de la part des autorités entre les titres de Chief Executive (Group) de la MCB de Pierre-Guy Noël et de Chief Executive (Banking) d’Anthony Withers.
Toutefois, l’intérêt d’un éventuel Statement de Pierre-Guy Noël concerne la position de celui-ci par rapport aux droits de Michèle Tsang Ping d’accéder à ces comptes joints après le 11 août dernier. Les indications sont qu’au beau milieu de la crise en novembre 2011 avec le transfert des montants de ces comptes bancaires au nom de l’Estate Patricia Smith, représentée par Vanessa Brown, elle avait eu une rencontre avec le Chief Executive (Group) de la MCB.
L’initiative de cette démarche revenait à Salonee Lallah assumant la présidence de la MCB Employees Association.
Lors de ce tête-à-tête avec Pierre-Guy Noël, l’ancienne SWIFT Services Manager devait faire état de ses problèmes au sujet des Joint Accounts. Le N° 1 de la MCB devait lui faire comprendre des plus catégoriquement que le testament laissé par Patricia Smith n’avait rien à voir avec les Bank Contracts.
Lors d’une autre occasion, soit le 12 janvier 2012, Pierre-Guy Noël devait soutenir que les dépôts versés dans ces comptes joints n’étaient la propriété de nulle autre personne que Michèle Tsang Ping. Toutefois, au plus fort de cette affaire, soit au mois de mars de l’année dernière, l’ancienne manager de la MCB n’avait pu renouer contact avec le Chief Executive (Group) de la MCB au sujet de cette même affaire.
De son côté, après avoir établi contact avec les responsables du Central CID, hier, Philippe A. Forget s’est rendu sans aucun conseil légal ce matin aux Casernes centrales en vue de répondre aux explications des enquêteurs. Les informations disponibles de sources policières sont que le Deputy Chief Executive (Banking) de la MCB était « On and Off » sur le dossier Tsang Ping/Smith.
Lors de cette audition, qui devait durer en principe toute la matinée, la préoccupation majeure des enquêteurs est d’obtenir confirmation ou infirmation si Philippe A. Forget a émis des directives dans cette affaire et à quel but. Il devrait être en mesure de quitter le pays demain comme prévu sans aucune autre contrainte.
De son côté, le Head of Human Resource de la MCB, Eddy Jolicoeur, qui n’a pas été interrogé Under Warning, a été entendu sur les procédures disciplinaires culminant avec le limogeage de Michèle Tsang Ping. « J’ai été invité par la police à donner un Statement afin d’éclairer les enquêteurs au sujet de la perspective disciplinaire menant au licenciement de Michèle Tsang Ping », a-t-il déclaré hier à sa sortie des locaux du Central CID.
La journée d’hier a également été marquée par l’audition d’une Legal Assistant de la MCB, Priscilla Bhuckory-Mohabeer, qui a pu rentrer chez elle après avoir répondu aux questions du Central CID.