Saleem Muthy est monté au créneau ce matin devant le supermarché Shoprite près du Jardin de la Compagnie, à Port-Louis, affirmant que l’éradication de la pauvreté est « toujours au point mort ». Chaque année lors de la Journée du Refus de la misère, « les mêmes mots résonnent en fausses notes », estime-t-il.  « Combat enkor pe pietine, nu partage entre PM Relief Fund, CSR, NEF et ministre integration sociale. Combat fine ene faillite totale. »
Il a également évoqué le « gaspillage » des fonds publics. « L’État accumule les taxes directes et indirectes. Ena ene madame enceinte, zot le ki li paye Rs 400 000 pu capav reste dans so lacase. Lot cas, fine met deors ene madame ek so cinq enfants, dont un aveugle, dans St-Malo. Lichien pe dormi dans so lacase. Eski c’est sa le combat. Dirigeants politik pu dir ou blie le passe, guet devant. » Et d’avancer que le traumatisme de la pauvreté gagne de jour en jour les gens. « 62 000 dimun pas capav paye zot loan. Ena boucou disparite et inegalite. » Pour lui, il est temps que le gouvernement réagisse et « offre des logements décents » aux plus démunis. « Il faut permettre à ceux qui n’en ont pas les moyens de pouvoir s’acquitter de leur dette goutte-à-goutte. C’est inhumain d’expulser de sa maison une femme enceinte de même qu’un enfant aveugle. Venez voir la condition de vie à Baie-du-Tombeau, St-Malo. Si ça continue, il y aura une explosion sociale dans le pays. »