La tragédie est pour Joyce Carol Oates?la plus haute forme de l’art. Elle permet d’explorer les profondeurs de l’âme . L’écriture donne un sens à l’expérience humaine.
Depuis 1963, l’année de sa première publication, elle promène sa silhouette gracile, son visage émacié, souvent dissimulé derrière de grandes lunettes et ses mains d’oiseau qui dessinent dans l’espace des gestes énigmatiques, dans les allées de l’univers littéraire américain. On ne parle jamais d’elle sans évoquer son extraordinaire prolixité (elle a publié pas moins d’une centaine de titres, dont une partie sous deux pseudonymes?: Rosamund Smith et Lauren Kelly).