Ayant plaidé coupable sous une charge de “manslaughter” (meurtre sans préméditation) pour avoir battu à mort sa femme Christine le 7 décembre 2008, Alexandre Koomanikooa sera fixé sur son sort le 23 septembre. Ce dernier a admis dans ses déclarations avoir commis l’irréparable sous le coup de la colère car ne supportant plus le fait que sa femme entretenait une liaison avec un autre homme.
Le procès d’Alexandre Koomanikooa connaîtra son dénouement dans deux semaines. Lors de la séance de ce matin, les avocats de la défense et de la poursuite ont terminé leurs plaidoiries. Me Rama Valayden, l’homme de loi de l’accusé, a demandé au juge Benjamin Marie-Joseph de prendre en considération le fait qu’Alexandre Koomanikooa a admis son crime dès le départ et a coopéré avec la police dès le début de l’enquête. Me Valayden a soutenu que l’accusé avait réalisé l’atrocité qu’il avait commise mais qu’il était pris de remords « tellement il aimait sa femme ». Il relate ainsi le fait que l’accusé avait appelé sa soeur après le crime pour lui raconter qu’il avait peut-être tué sa femme et qu’il allait se suicider. Alexandre Koomanikooa avait laissé le corps de son épouse dans une maison abandonnée, rue Lees, à Curepipe. Selon le rapport d’autopsie, la victime serait décédée d’une fracture du crâne.
Concernant les trois tentatives de suicide d’Alexandre Koomanikooa (en tentant d’abord de se couper les veines avec un cutter, d’avaler de la soude caustique et en se plantant un couteau dans l’abdomen), Me Valayden soutient que ces actes désespérés démontrent que l’accusé éprouvait des remords et réalisait qu’il ne pouvait vivre sans sa femme. L’homme de loi s’est aussi attardé sur l’avenir des trois enfants de l’accusé, dont un, lors de son témoignage en cour, avait relaté que son père leur avait demandé de lui pardonner pour le mal commis. L’homme de loi a dès lors réclamé la clémence de la cour afin que l’accusé puisse s’occuper de ses enfants, lesquels seront à la charge de leur grand-mère lorsqu’il devra purger la sentence qui lui sera infligée.
Me Madheven Armoogum, de la poursuite, a quant à lui concédé que « c’est un cas désolant », mais que justice doit être rendue pour la victime ainsi que pour ses proches. Il soutient qu’un crime « odieux » a été commis et que l’accusé avait admis son intention « de donner une correction » à sa femme. Me Armoogum ajoute que la jalousie ne peut justifier une telle réaction, qualifiée de « violente et disproportionnée ». Selon les dispositions de la loi, la peine maximale pour des cas de “manslaughter” est de 45 ans de prison.