La FMJJ déplore le manque de soutien du MJS au jujitsu mauricien
  • Selon Nuvin Proag, président de la fédération : « nos performances ne sont pas prises en compte par le ministère de la Jeunesse et des Sports»

Même s’il reste les championnats du monde de jujitsu, prévus du 20 au 24 novembre prochain à Abou Dhabi avant que la saison 2019, la FMJJ a connu une année riche en performance au niveau international. En effet, aux Championnats d’Afrique, Chandrine Perrin, d’origine rodriguaise, a remporté deux médailles d’or notamment en ne waza et en fighting. Jonathan Charlot, lui, a obtenu l’argent en fighting et le bronze en ne waza. La JMJJ avait aussi ramené dans son escarcelle, une médaille de bronze grâce à Shandill Ramgutty en fighting.

Puis, Charlot et Perrine se sont ensuite illustrés au Grand Prix de Thaïlande en décrochant tous les deux, l’or dans leur catégorie respective. Aux World Martial Art Mastership Games en Corée du Sud, Charlot est monté sur la plus haute marche du podium. Ensuite, à l’Open World Cup en Roumanie, il a obtenu la médaille d’argent aux dépens de neuf autres combattants issus du gratin mondial Les autres participants mauriciens ne sont pas en reste. Rayan Proag a décroché la médaille d’argent en ne Waza ; Chandrine Perrine le bronze en fighting, tout comme Triaksha Goodoory (28 kg/U12) et Emy Jade Watterstone-Andre (48 kg/U12). Un bilan qui ravit le président de la FMJJ, mais qui dans un autre côté, le pousse à fustiger le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) pour sa passivité à aider le jujitsu mauricien à progresser en dépit des bons résultats ramenés au niveau international.

« Le MJS ne nous soutient pas comme nous le méritons. Notre budget annuel est resté à Rs 140, 000, alors que cela fait plusieurs années déjà, nous nous ramenions des médailles lors des compétitions reconnues par la Fédération internationale de jujitsu. Nous avons remporté des titres au niveau africain. On s’est fait une place parmi les meilleurs en Europe et même sur le continent asiatique », fait ressortir Nuvin Proag.

Selon lui, la FMJJ n’est pas reconnue à sa juste valeur. « Bien que je sois reconnaissant envers le MJS pour leur aide financière, toutefois, je trouve que la somme qui est allouée chaque année à la Fédération pour ses dépenses, n’est malheureusement pas équitable au vu des résultats de ses combattants, des efforts et du travail de ses membres pour que le drapeau national puisse continuer à fl otter haut sur la scène mondiale », poursuit-il.

Pour Nuvin Proag, le budget que leur alloue le MJS annuellement, n’est pas suffisant pour couvrir toutes leurs dépenses. « De ces Rs 140, 000 que nous percevons avec le MJS, nous devons payer la location du dojo, équiper nos athlètes, les préparer et payer les frais de leurs déplacements à l’étranger pour les compétitions. Sans le soutien de nos sponsors, nous n’aurions jamais pu envoyer une délégation mauricienne ne serait ce qu’à une seule compétition internationale », poursuit-il.

Par ailleurs, le président de la FMBB a aussi voulu attirer l’attention sur le Sports Act. Il avance qu’il doit encore être amendé de façon à ce que les petites Fédérations, puissent se développer et franchir des paliers. « La FMJJ, comme beaucoup d’autres petites Fédération gérées par une poignée de passionnés seulement, ne reçoit aucune aide additionnelle pour s’attacher les services d’un Directeur technique national (DTN).

Par contre, d’autres Fédérations qui sont plus populaires ont des DTN et des entraîneurs qui sont rémunérés par le MJS. De plus, le Sports Act nous interdit d’être à la fois membre du comité directeur et entraîneur, même si ce dernier a les compétences pour porter les deux chapeaux. S’il s’en résout à ne porter qu’un seul, c’est la discipline et les athlètes qui en seront perdants », soulignet-il avant de jeter un autre pavé dans la mare. « Certaines personnes prennent des décisions et adoptent des lois en étant assises derrière leur bureau, sans avoir une connaissance suffisante de la réalité sur le terrain. Il y a en effet beaucoup d’absurdité. Comment peut-on développer le sport dans de telles circonstances », se demande Nuvin Proag ?