La romancière Ananda Devi revient à son premier amour avec L’ambassadeur triste. Un recueil de nouvelles pour raconter la solitude, la marginalité, la famille… Des thématiques que l’écrivain a souvent traitées dans ses romans.
Lors d’un échange à l’Institut Français de Maurice, la création littéraire a été discutée avec l’écrivain Carl de Souza.
L’ambassadeur triste réunit onze nouvelles à la fois poétiques et ironiques. La plupart de ces récits sont campés dans l’Inde contemporaine des miséreux qui meurent aux pieds des tours. Tout en contrastes. Ces nouvelles disent la solitude, la misère… L’univers d’Ananda Devi est peuplé de marginaux, de parricides, de prostitués, auxquels l’écriture a restitué la dignité, faisant des handicaps de ces protagonistes les métaphores de notre humanité commune.
Dans sa quinzième publication, Ananda Devi renoue avec le genre qu’elle a beaucoup pratiqué à ses débuts. Nombre d’entre ses récits se déroulent en Inde. L’écrivain creuse les thèmes de l’angoisse et de la défaillance à travers des mots qui font aussi résonner la poésie et la musique qui s’attachent aux odeurs, aux couleurs et aux bruits. L’ambassadeur triste nous fait découvrir l’Inde de toutes les contradictions à travers des voix sensuelles, sulfureuses et oniriques.