Un groupe d’habitants de La Tour Koenig, Grande-Rivière-Nord-Ouest, Camp-Benoît et Pointe-aux-Sables s’indignent de l’état d’abandon des jardins d’enfants de leur région. Ils se sentent d’autant plus marginalisés que toutes leurs démarches auprès des autorités compétentes sont restées vaines.
« La municipalité de Port-Louis ne peut continuer à se voiler la face et à mener une politique de “je-m’en-foutisme” devant les doléances justifiées de ses administrés ?! » déplore Selven Ramalingum, président du Mouvement des travailleurs sociaux de La Tour Koenig, Grande-Rivière-Nord-Ouest, Camp-Benoît et Pointe-aux-Sables. « Il est grand temps d’attaquer de front ce problème d’état d’abandon de nos jardins d’enfants. Surtout eu égard aux problèmes de manque de loisirs sains pour nos enfants », ajoute-t-il.
Selon Selven Ramalingum, c’est à partir de 2012 que les autorités municipales ont commencé à négliger le nettoyage et l’entretien de ces jardins d’enfants de ces régions périphériques du sud de Port-Louis. « À La Tour Koenig par exemple, on a commencé en 2012 des travaux de rénovation du jardin d’enfants de la localité pour ensuite les abandonner », explique-t-il.
Dans le cadre de ces travaux de rénovation, poursuit notre interlocuteur, la municipalité de Port-Louis avait démoli le kiosque du jardin d’enfants. « Après l’arrêt des travaux de rénovation, les herbes folles, les soûlards et les drogués ont vite envahi cet espace où, auparavant, des enfants gambadaient joyeusement sous l’affectueuse surveillance de leurs parents ?! » affirme Selven Ramalingum. « En outre, les ouvriers engagés dans ces travaux de démolition du kiosque ont laissé sur place des morceaux de béton d’où émergent des bouts de ferraille, ce qui constitue une menace certaine pour la sécurité des rares enfants qui persistent à vouloir venir s’amuser en ces lieux ?! » s’indigne-t-il.
Au jardin d’enfants de Grande-Rivière-Nord-Ouest, poursuit le président du Mouvement des travailleurs sociaux, les autorités municipales ont enlevé un carrousel laissant, à sa place, un trou béant dans la terre. « Comme quoi la sécurité publique et la santé des citadins est le cadet des soucis des autorités municipales », s’offusque-t-il. Il en est de même au jardin d’enfants de la Cité-Borstal, à GRNO, ajoute Selven Ramalingum.
Les habitants de la région, concernés par ce problème, se sont rencontrés fin janvier dernier et ont décidé de porter cette affaire devant le tribunal de l’opinion publique. « Nous sommes d’autant plus en colère que nous avons constaté que nous sommes victimes d’une politique de deux poids, deux mesures, car les jardins d’enfants de certaines autres régions des faubourgs de la capitale sont convenablement entretenus et sont même améliorés ?! » termine le président du Mouvement des travailleurs sociaux.