MONIQUE DINAN

L’opérette la plus jouée au monde… et jouée à Maurice pour la première fois en 1914, soit 5 ans après la première version française, La Veuve Joyeuse, est au programme pour encore trois représentations ce week-end. Une occasion en or de jouir d’un très beau spectacle de deux heures avec :

– Nos meilleurs chanteurs, qui pourraient se présenter sur des plateformes internationales. Le jeu et les voix superbes de Véronique Zuël-Bungaroo, Katrine Caine, Marc Gris et Jean-Michel Ringadoo, pour ne citer que les têtes de file de ceux qui donnent de la voix.

– Les excellents comédiens du classique ou du comique.

– Des danses, dans une chorégraphie admirablement bien orchestrée par Teresa David

– Un spectacle mauricianisé, mettant en valeur notre folklore national et nos meilleurs artistes.

– Des décors riches en couleurs tropicales.

– Cette belle équipe de 59 musiciens allemands pour constituer l’orchestre mené de main de maître par le chef d’orchestre, qui se passionnait encore plus au moment, où il dirigeait l’orchestre interprétant des airs mauriciens.

Deux heures pour un spectacle de qualité, qui tourne autour des affaires de cœur étroitement associées à des considérations politiques. L’occasion nous est donnée de suivre les péripéties d’un  haut cadre, qui veut le bien de son pays, alors qu’à son insu, son épouse – qui se déclare toujours fidèle – vit un grand amour avec quelqu’un d’autre. L’héroïne principale – la belle veuve joyeuse – finit par retrouver, quant à elle, celui qu’elle a toujours gardé dans le secret de son cœur.

Il y a encore d’autres raisons d’aller voir ce spectacle, notamment :

– Pour remercier cette vaste équipe pour tout le temps mis dans de multiples répétitions, aux dépens souvent de leur vie de famille, dans leur désir d’habiter au mieux les personnages qu’ils représentent.

– De dire notre reconnaissance à Paul Olsen d’Opera Mauritius de garder vivante toute cette vie culturelle de notre pays.

– Inviter les jeunes à découvrir la richesse de l’art lyrique et de la musique d’opérette.

– Enfin dire un merci spécial à Gérard Sullivan, pour qui la mission de prêtre est aussi de promouvoir la culture et de réunir des Mauriciens de toutes communautés et de toutes religions dans un spectacle de qualité.

Que ceux qui vont au spectacle de vendredi soir se prennent bien à l’avance et évitent l’autoroute afin de ne pas se retrouver dans un embouteillage qui a eu lieu vendredi dernier avec pour résultat que certaines personnes de ma connaissance, après avoir été bloquées pour plus d’une heure, ont préféré finalement rentrer chez elles.