Association des Retraités de Beachcomber

A l’appel de leur association, les anciens employés de Beachcomber Hotels manifesteront à nouveau, ce jeudi, devant le siège de ce grand groupe hotelier, à Curepipe, de 11h à 13h.

Ce sera la seconde fois cette année que ces ex-employés descendront dans la rue avec l’espoir de faire aboutir leurs revendications. Selon Marco Alphonse et Raj Ramdonee, respectivement président et vice-président de l’Association des Retraités des Hôtels Beachcomber, “il n’est pas exclu qu’il y ait une troisième manif en décembre prochain et d’autres encore, si entre-temps la direction du groupe ne change pas d’attitude et n’engage pas un dialogue convenable.”

Les ex-employés de Beachcomber affirment qu’ils se battent, principalement, “afin que toute la vérité soit établie sur les véritables causes d’un énorme trou de 760 millions de roupies relevé dans les comptes de leur plan de pension.” Les fonds dudit plan de pension sont administrés par la compagnie d’assurances Swan Life Insurance Ltd au coût de Rs 4 millions annuellement, soit Rs 200 par employé, et les membres de l’association n’ont pas été convaincus jusqu’ici par les explications fournies pas la direction du groupe hôtelier. La conséquence du déficit constaté est que depuis l’année dernière, les contributeurs ont perdu une dynamisation de quelque 3% de leurs revenus. Qui plus est, déplore l’association, ce n’est qu’à leur départ à la retraite que les employés ont aussi appris que leur 13e mois est inclus dans la pension qui leur est versée sur douze mois.

Pour en avoir le cœur net sur la gestion de leur fonds de pension, les retraités souhaitent que la Financial Services Commission (FSC) enclenche une enquête sérieuse dans toute l’affaire au nom de la bonne gestion, de la transparence et de la bonne gouvernance. Une première démarche en ce sens n’ayant pas reçu les faveurs de la FSC, les retraités se sont tournés vers la Commission indépendante anti-corruption, l’ICAC. Depuis, ils attendent.

L’association des retraités justifie son recours à la manifestation de rue par le fait, selon ses dirigeants, “que les efforts envers les institutions financières du pays dans une quête de vérité n’ont pas produit de résultats satisfaisants.” “Notre espoir au sein de l’association est que les clameurs de la rue fassent, cette fois, réagir le ministère des Services financiers et de la Bonne Gouvernance lui-même. Nous voulons que ce ministère s’intéresse au litige, qu’il intervienne et qu’il oblige le groupe Beachcomber à élaborer un protocole bien établi pour le départ à la retraite de ses employés afin d’épargner ceux-ci”, soutient Marco Alphonse.

Selon ce dernier, en sus de la gestion du fonds de pension qu’ils contestent, les retraités de Beachcomber Hotels ont d’autres doléances qui, elles, se rapportent à “un manque de considération, d’écoute et de respect de la direction du groupe envers eux.” Citant un exemple, celui d’octroi des voyages payés en guise de récompense envers les employés qui partent après des années de dur labeur, ont fait le succès des Beachcomber Hotels, Marco Alphonse fait remarquer qu’il a fallu mener un combat pendant huit longues années, soit depuis 2010 avant que, tout récemment, la direction du groupe ne cède enfin et se mette à effectivement octroyer des billets d’avion aux méritants. “Si ce n’est pas là un manque de considération envers d’anciens employés, c’est quoi? Pourquoi avoir pénalisé ces retraités de la sorte?”, demande le secrétaire de l’association, M. Jacques Monty.