Le président de la Fédération des syndicats du secteur public (FSSP), Rashid Imrith, dans une lettre au secrétaire du conseil des ministres et chef de la fonction publique, Sateeaved Seebaluck, prévient que, par rapport à l’insatisfaction qu’il génère, le rapport du Pay Research Bureau (PRB) finira par être considéré par les fonctionnaires comme « un instrument d’extorsion » et dénonce le caractère « excessif et abusif » de l’Option Form que le fonctionnaire est amené à signer pour signifier son acceptation des nouveaux salaires et conditions de services que préconise le rapport.
Dans une analyse sur l’impact des rapports du PRB ces 35 dernières années, Rashid Imrith affirme : « La satisfaction n’a jamais été une réaction générale à aucun rapport du PRB. Tous ces rapports ont été décriés à divers degrés. Au lieu d’être une source de motivation, le dernier rapport (Ndlr : 2016) sera une source généralisée de profonde frustration pour la majorité des employés de la fonction publique, surtout pour ceux travaillant au niveau du “middle management” et au niveau opérationnel. L’impact de la démotivation générée des recommandations du dernier rapport PRB aura définitivement un impact régressif sur l’efficacité du secteur public », prévient-il.
Rashid Imrith se dit d’autant plus indigné que ce dernier rapport « a tué la notion de la négociation collective (“collective bargaining”) dans la fonction publique ». Il poursuit : « Des conditions de travail fondamentales ont été changées et introduites uniquement à cause des propositions de dernières minutes du ministère de la Fonction publique et aussi à cause de la réforme de l’administration, sans la moindre consultation avec les représentants des syndicats. » Le syndicaliste prévient que si le PRB continue sur la même lancée que son dernier rapport, le bureau finira par être considéré par les fonctionnaires comme « un instrument d’extorsion ». Il reprend : « Il y a un profond ressenti chez les employés du gouvernement : les faire chanter par rapport à leurs besoins financiers pour les dépouiller de leurs droits acquis et les forcer à accepter des conditions de travail rétrogrades. Avoir à signer ou pas l’Option Form pour accepter ou rejeter les rapports PRB est très excessif et abusif. » Il ajoute, dans ce contexte, qu’« avoir à exercer une option en l’absence des faits, très probablement préjudiciables à ses intérêts, est excessif ».
Rashid Imrith estime que la fonction publique du fonctionnement du PRB et celui de la mise en oeuvre des recommandations nécessitent « impérieusement » des mesures de correction. Dans ce contexte, il a fait sept propositions (voir encadré).