Le procès en réclamation qu’intente le syndicaliste Hemant Madhow au Mauritius Institute of Training and Development (MITD) pour avoir été injustement renvoyé deux fois sera appelé en Cour suprême le 17 novembre. Les défendeurs avaient fait une demande pour la communication de certains détails par rapport aux demandes du syndicaliste et après l’échange des documents, le procès est « in shape » pour être entendu. Dans sa plainte, le syndicaliste soutient qu’il avait subi des intimidations par rapport à son poste de président de la MITD Employees Union. Hemant Madhow est représenté par Me Kishore Pertab.
Hemant Madhow avait été suspendu de ses fonctions le 21 janvier 2013 avec effet immédiat, une action disciplinaire que le MITD justifiait par cinq charges. On lui reprochait, entre autres, d’avoir fait des commentaires jugés non-fondés sur la gestion du MITD sur les ondes d’une radio privée le 20 novembre dernier et d’avoir ouvertement critiqué l’établissement pour sa façon de procéder dans un cas d’allégation de pédophilie. Me Hervé Lassémillante, qui présidait le comité disciplinaire, avait reconnu dans un premier Ruling que c’est en tant que syndicaliste que M. Madhow était intervenu à la radio l’année dernière. Ce dernier a repris le travail le 28 avril de la même année. Le MITD avait cependant informé l’Assistant Manager du centre de formation d’Ébène, dans une lettre, que sa réintégration était assortie d’un severe warning. « In light of the foregoing, the MITD Board has after a review of your personal file decided, (a) reinstate you in your employment with immediate effect, (b) to give you a very severe warning, (c) to closely monitor your acts and doings, more particularly as regards compliance with the rules and regulations of the MITD », soutenait l’institution dans sa correspondance. Le board du MITD a aussi fait savoir à Hemant Madhow qu’il pourrait être sujet à « more severe disciplinary actions ».
En effet, le 16 mai, l’Assistant Manager du centre de formation du MITD, à peine un mois après sa réintégration, devait apprendre, alors qu’il revenait de trois jours de congé maladie, qu’il était de nouveau suspendu. La direction lui donnait jusqu’au 20 mai pour s’expliquer. Après avoir dit qu’il était intervenu à la radio en tant que syndicaliste et que sa déclaration ne remettait en aucune façon en doute ses responsabilités d’employé, la direction du MITD lui fait savoir qu’elle n’est pas satisfaite des raisons avancées. Dans une correspondance officielle, elle lui reprochait d’avoir fait sur les ondes d’une radio privée une déclaration qui « undermines the seriousness of the findings of the Fact Finding Committee » et pris une « abusive measure » en tant que président du syndicat.