C’est une musique qui emprunte aux airs traditionnels et qui les fusionne à d’autres genres pour un rythme nouveau, inclassable. Illustrer les musiques nouvelles et actuelles viendrait à parler des BlackmenBluz, de Mulaëo, Patyatann, Maron’er, Flashback, Sébastien Margéot… De la fraîcheur et du renouveau. Toutefois, lors des live, principalement pendant les récents festivals, on a constaté que le public ne semble pas adhérer à cette nouvelle mouvance musicale. Il s’agit portant de sonorités de qualité, recherchées, riches, imprégnées d’une couleur particulière, qui feraient sans aucune difficulté une percée sur les scènes internationales. Mais à Maurice, les musiques actuelles et nouvelles ne trouvent toujours pas la bonne partition pour séduire le public.
À l’instar du groupe Fusional Mind, qui est attendu à La Réunion en février pour une tournée, ils sont nombreux à être mieux appréciés à l’étranger qu’à Maurice en raison du registre musical dans lequel ils ont voulu s’inscrire. La fusion est bien ce qui les passionne. Mais il a été constaté que le public mauricien n’est pas prêt à suivre la mouvance et la tendance qui prennent forme sur nos scènes.
Peu après la sortie de son premier album éponyme, Fusional Mind de Steeve Laridain naviguait pourtant sur les vagues du succès remporté par la formation et enchaînait les sorties sur scène. Plus d’une année après, le groupe se présente principalement lors des soirées privées, dit son manager, Bernard Barbe. Pour ce dernier, la faute revient au public, “qui ne regarde pas dans la bonne direction”. Il blâme surtout les jeunes qui, selon lui, se focalisent trop sur les musiques étrangères, alors qu’à Maurice, il y a énormément de nouveautés et d’originalités qui mériteraient d’être écoutées. Ce sont ces mêmes jeunes qui demanderont qu’il y ait plus de nouveaux sons, ajoute pour sa part Lionel Permal de Lively Up. Mais lorsque les groupes locaux osent apporter de la fraîcheur et de la couleur à notre musique, c’est la diffusion qui ne suit pas.