Le président de la Fédération mauricienne de Lutte (FML), Richard Papie, qui était présent jeudi au point de presse du Comité olympique Mauricien, n’a pas fait mieux en terme de performance que le président du COM, Philippe Hao Thyn Voon. En effet, après avoir tenté de justifier certaines décisions prises par son comité directeur à l’encontre du comité régional de Rodrigues, il s’est laissé emporter par une question de Week-End qui voulait savoir combien de compétitions sa fédération a organisé depuis le début de l’année et s’il était possible d’avoir une copie de son calendrier. A cela, il a répondu: « Ki zournal ou été ? Week-End ? Week-End mo pa anvoyé. Sa fer six mois mo pas coze avec Week-End. »
Face à cette réaction des plus révoltante venant d’un dirigeant de fédération, voire d’un président, nous lui avons fait comprendre que nous avions tout à fait le droit de lui poser des questions sur la fédération qu’il dirige, financée de surcroît par des fonds publics. Agacé, il a déclaré: « Mo pas accountable à Week-End ! » Devant sa position arrogante et surtout déplaisante, nous avons préféré quitter la salle de presse.
Auparavant, Richard Papie avait indiqué que Rodrigues devait changer son « mindset » pour ensuite évoquer le cas de la lutteuse Joyce Milazar. « Joyce Milazar a été médaillée de bronze aux Jeux de la Francophonie et elle était éligible pour faire partie de cette liste de boursiers olympiques. Quand je l’ai contactée, elle m’a dit qu’il n’y avait personne à part Alec Albert qui était capable de l’entraîner. Est-ce acceptable ? « , s’est-il demandé. A la question de savoir si c’est bien Joyce Milazar qui lui a dit cela, il a répondu: « Oui, c’est Joyce Milazar qui a dit cela. »
Richard Papie s’est ensuite expliqué sur la raison pour laquelle les élections du comité régional de lutte de Rodrigues de 2012 n’ont pas été reconnues par la fédération. « Le club de Cygangue qui avait obtenu la reconnaissance de la fédération n’avait pas été invité aux élections de 2012. Nous avons demandé des éclaircissements au comité régional et on n’a pas été en mesure de nous
répondre. Pour ce qui est des élections de février dernier, les quatre clubs qui y ont pris part ne sont pas enregistrés auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports comme le stipule le Sports Act 2013. Est-ce logique et est-ce légal ? », s’est-il demandé.
Qu’on le veuille ou non, Richard Papie a vainement tenté de justifier l’injustifiable. Une seule question s’impose dans votre cas M. Papie: pourquoi avoir attendu août 2013 pour réclamer des explications sur une élection qui s’était tenue en septembre 2012 ?