Les dates des élections de sortie de crise à Madagascar devraient être rendues publique par la Commission électorale malgache (Cenit) dans le courant de la journée d’aujourd’hui à l’occasion de la publication du calendrier électoral définitif.
Alors que la Cenit considère que les élections législatives et présidentielles pourraient être organisées entre le 30 avril et le 30 novembre 2013, l’ONU suggère que les élections se tiennent entre mai et juin de l’année prochaine.
Ces élections devraient permettre de ramener l’ordre constitutionnel dans la Grande Île, secouée par une crise politique depuis le coup de force d’Andry Rajoelina en 2009.
La crise malgache a été un des principaux sujets évoqués par la SADC lors d’une réunion de préparation organisée hier à Pretoria en vue du Sommet prévu à Maputo du 15 au 18 août. La possibilité d’organiser une nouvelle rencontre entre le président de l’autorité de transition, Andry Rajoelina et l’ex-président Marc Ravalomanana, après celle des Seychelles la semaine dernière, a été évoquée. La possibilité que cette rencontre se tienne à Maurice a aussi été évoquée.
Les représentants de la communauté internationale dont ceux de l’Union européenne, de l’organisation internationale de la Francophonie, de l’Union Africaine, de la Commission se l’Océan Indien ont eu une série de réunions avec la Cenit et les membres de l’autorité de transition malgache afin de finaliser les différentes dates. Le but de ces réunions était, entre autres, de déterminer le coût de ces élections et la part de la contribution de chacun y compris le gouvernement malgache.
Le secrétaire général de la COI, Jean Claude de l’Estrac, a rencontré ce matin Andry Rajoelina. Il avait auparavant rencontré plusieurs membres du gouvernement malgache dont le ministre des Finances et celui des Affaires étrangères.
Dans le cadre du soutien de la COI aux processus de démocratisation et à l’organisation des élections, le commissaire électoral mauricien Irfan Rahman se rendra à Madagascar durant le week-end.
Madagascar est plongée dans une grave crise politique depuis décembre 2008 et le renversement de M. Ravalomanana en 2009 par M. Rajoelina, qui était alors maire de la capitale Antananarivo.