Le président de la transition à Madagascar, Andry Rajoelina, et l’ancien président de la République Marc Ravalomanana se rencontrent aujourd’hui pour une réunion de la dernière chance en vue de trouver une solution à la crise malgache. La rencontre doit avoir lieu en présence du président de la République des Seychelles James Michel, également président de la Commission de l’océan Indien, du président sud-africain Jacob Zuma, également président de la troïka de la SADC, et de Jean-Claude de l’Estrac, secrétaire général de la COI.
Le ministre des Affaires étrangères, Arvin Boolell, qui n’a pu faire le déplacement en raison de l’agenda parlementaire chargé, rencontrera cet après-midi le ministre malgache des Affaires étrangères, Pierrot Rajaonarivelo
« Nous souhaitons que cette rencontre permette d’avoir un dénouement positif à la crise politique qui secoue Madagascar depuis ces dernières années. Ce qui permettra d’aller de l’avant avec la feuille de route en vue d’un retour à la démocratie à Madagascar. Nous souhaitons également qu’après l’adoption de la loi sur l’amnistie, Marc Ravalomanana soit exonéré de ses accusations et soit en mesure de retourner dans son pays. Ce qui n’exclut pas que les enquêtes se poursuivent aux termes des législations malgaches. Les Nations unies exigent que les élections générales aient lieu à Madagascar dans un intervalle de onze mois. Ce qui permettra de débloquer un montant de quelque 30 millions de dollars destiné à permettre à la Commission électorale indépendante d’accomplir sa tâche », a expliqué Arvin Boolell.
La Commission électorale indépendante a besoin de recruter quelque 55 000 “canvasseurs” et mettre en place quelque 18 000 bureaux électoraux afin de s’assurer que les élections générales reflètent le choix de chaque Malgache.
Les élections législatives seront suivies par les élections présidentielles.
Arvin Boolell a indiqué que lors de son passage à Washington récemment, il a fait appel aux autorités américaines pour la levée des sanctions contre Madagascar. « On ne peut pénaliser toute une population en raison d’un problème politique », a dit le ministre des Affaires étrangères. « Nous souhaitons que Madagascar retrouve sa sérénité et l’ordre constitutionnel », a conclu Arvin Boolell. Une des pierres d’achoppement de ces discussions serait la candidature de l’un ou de l’autre aux prochains élections présidentielles. Andry Rajoelina est d’accord pour que ni lui ni Marc Ravalomanana ne soient candidats, alors que que le second ne partage pas cette position.