C’est fait. Eric Ng Ping Chuen a, en début de semaine, officiellement reçu l’ordre de quitter la présidence de la Tertiairy Education Commission. Ainsi en a décidé le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement Supérieur après le constat fait que le titulaire nommé par l’ancien gouvernement et plus particulièrement par Rajesh Jeetah a feint de ne pas comprendre les attentes du nouveau gouvernement qu’il « lev paké » dans le meilleur délai. Eric Ng a, d’ailleurs, essuyé un double renvoi puisqu’il a aussi été éjecté de la présidence de la State Trading Corporation qu’il a occupé depuis quelques années déjà.
Le raisons de son départ de la TEC sont aussi liées à la contre-performance de cet organisme face à la situation malsaine prévalant au niveau de plusieurs institutions tertiaires mais aussi au climat plutôt tendu à la TEC elle même. Les manoeuvres consistant à pousser certains cadres à entreprendre un exercice visant à réclamer son maintien à la présidence de la TEC contre le remboursement de certains frais n’ont également pas été vues d’un bon oeil au ministère de tutelle.
Avec la décision de l’ancien gouvernement de renouveler le contrat du directeur de la TEC, Anand Kumar Bhakshi sur une base mensuelle, c’est la présidence qui s’était appropriée de l’exercice de gestion au jour le jour de l’organisme avec des comités de décision, une situation contraire à la loi-cadre qui délimite très nettement les prérogatives du conseil d’administration et celle de la direction. En tous cas, cette intrusion avait aussi fortement mécontenté les employés.
Ces derniers n’avaient pas particulièrement apprécié le fait que leurs boîtes mail étaient inondées d’invitations à acheter les publications du président. Ceux ,qui avaient daigné ne pas réagir à ces sollicitations, avancent même avoir été «victimisés» pour n’avoir pas fait l’acquisition des « bibles de Monsieur Ng », comme ils le décrivent.
Toujours est-il que ces « marketing mails » ont été mis à la disposition de personnes influentes du nouveau gouvernement qui n’on pas hésité à se joindre aux nombreuses voix qui ont réclamé son départ de la TEC.
Tout comme les décisions contradictoires de non-reconnaissance un jour et de reconnaissance un autre des « universités » comme l’EIILM de la famille de l’ancien ministre de l’Enseignement Supérieur Rajesh Jeetah. Ou encore la création d’un nouvel organigramme s’inscrivant dans une restructuration hypothétique.
Eric Ng a, d’abord, commencé par évoluer dans le giron de l’ancien ministre des Finances, Vasant Bunwaree à l’époque où un petit comité informel composé de Dev Manraj, Donald Ha Yeung et même Teeren Appasamy se réunissait les après midis. Il s’était particulièrement illustré lors d’une rencontre télévisée de Navin Ramgoolam avec les jeunes le 12 mars 1998.
Retour en grâce après l’arrivée des travaillistes en 2005. Rama Sithanen le nomme à la présidence de la Banque de Développement où sa présidence n’est pas appréciée de tout le monde. Il s’en va ensuite occuper la présidence du conseil d’administration de la State Trading Corporation avant de se voir également propulser à la tête de la TEC.