L’organisme Saving our Strays avait, le 20 août 2015, logé une demande d’injonction contre la Mauritius Society for Animal Welfare (MSAW, ex-MSPCA), l’accusant d’utiliser des « méthodes cruelles » pour capturer des chiens errants. Il demandait également de mettre un fin à la pratique de l’euthanasie. La MSAW avait résisté à cette demande d’injonction de l’Ong. Dans un jugement rendu mardi, le juge Nicholas Ohsan-Bellepeau n’a pas accédé à la demande Saving our Strays concluant que l’Ong n’avait pu établir qu’elle détient un droit légal méritant l’intervention d’un juge.
Le 20 août 2015, l’Ong Saving our Strays avait juré un affidavit en Cour suprême accusant la MSAW de « cruauté envers les animaux » après qu’une chienne et ses deux chiots eurent été capturés dans l’enceinte du Forest-Side College le 11 août de la même année. La cour avait sommé la MSAW de rendre les animaux à l’Ong. Dans l’affidavit juré le 20 août 2015 par le président de Saving our Strays, Ganessen Gurunaden, ce dernier demandait que la chienne et ses deux chiots lui soient remis. L’action en cour était aussi dirigée contre le ministère de l’Agro-industrie. Dans ce document, Ganessen Gurunaden évoque « les méthodes cruelles et barbares » utilisées par la MSAW pour capturer les chiens errants. « The Society, which was previously known as MSPCA, has failed to fulfill its duties and since 2004 there have been numerous adverse reports concerning the gruesome and barbaric way that animals were being caught, tortured and killed by the former Mauritius Society for the Prevention of Cruelty to Animals (MSPCA) », écrivait-il. Le président de Saving our Strays faisait ressortir que la loi « condamne tout acte de barbarie » envers les animaux et que l’euthanasie d’un animal doit être effectuée par un vétérinaire qualifié. En août 2012, ajoute-t-il, l’International Animal Welfare and Protection Coalition avait attiré l’attention des autorités sur la façon de procéder de la MSPCA pour capturer à la fois les chiens errants et ceux ayant un propriétaire. Il dit regretter que bien que l’ancien Assistant Secretary de la MSPCA ait pris l’engagement, en 2013, que l’organisme allait « apporter un changement » dans ses méthodes avec les chiens errants, « rien n’a été fait jusqu’à l’heure ».
À noter que, dans un affidavit juré par l’avouée Namrata Gaya-Teeluckdharry, les deux élèves de la Forest-Side SSS qui avaient vu des préposés de la MSAW capturer les chiens dans l’enceinte du collège évoquaient aussi un traitement de torture envers ces animaux. L’Ong a également retenu les services de Mes Sanjeev Teeluckdharry, Melany Nagen et Luvirajen Mootoosamy. Après un premier refus de la MSAW, l’Ong avait finalement pu prendre possession des animaux. Mes Sanjeev Teeluckdharry, Melany Nagen et Luvirajen Mootoosamy comptent faire appel du jugement de la Cour suprême.