Les employés de la   (MSCL) sont révoltés contre les informations communiquées par les autorités au sujet de leurs salaires et leurs qualifications. Ils maintiennent qu’il est faux de dire que le salaire le plus bas est de Rs 28 000 et en donnent les preuves. De même, ils disent avoir les qualifications requises au moment de leur recrutement à la compagnie. Ceux concernés par le licenciement se demandent pourquoi eux, alors qu’un directeur inquiété par l’ICAC par le passé est toujours en poste.
« On dit que les personnes touchent de gros salaires à la MSCL, mais on ne mentionne pas les nombreuses années de service ni ceux qui ont des salaires inférieurs à Rs 15 000 », avancent des employés de la MSCL en colère après les chiffres avancés par le ministre Prem Koonjoo à l’Assemblée nationale mardi dernier.
Ceux-ci ont manifesté leur mécontentement hier au siège de la compagnie. Une employée, comptant plus de 25 ans de service, dénonce le fait qu’il a été dit que le salaire pour le poste qu’elle occupe est de Rs 55 000 alors qu’elle ne touche que Rs 38 000. Une autre dit détenir tous les diplômes requis au moment où elle a été recrutée. « Au contraire, on disait même que j’étais over qualified à l’époque ». Un autre encore montre ses degrees et masters, sans compter les attestations de formation en transport maritime. « Et on vient dire que je ne suis pas qualifié… » soupire-t-il.
Ces employés ne cachent pas le fait qu’il y a eu des « protégés » au sein de la compagnie, mais ils avancent que ces personnes n’ont pas été inquiétées. « Nous voulons savoir pourquoi nous, alors que ceux qui étaient proches du ministre Bachoo sont toujours en poste ». Ils citent à titre d’exemple le directeur, qui a fait l’objet d’enquête de l’ICAC et dont la proximité avec l’ancien ministre est connue.
Des mères de famille se disent désespérées car elles ont des enfants qui entreprennent des études à Maurice et à l’étranger. « Mon fils commence ses examens aujourd’hui, comment va-t-il se concentrer dans une telle situation ? »
D’autres femmes sont révoltées à l’effet que le rapport interne mentionne des promotions basées sur faveurs sexuelles. « On a terni notre réputation. Comment peut-on venir faire de telles insinuations aux dépens de femmes qui doivent travailler dur pour gagner leur vie ? »
Les employés, hors d’eux, exigent un face-à-face avec le Chairman de la compagnie pour aborder toutes ces questions. « Pourquoi refuse-t-il de répondre à nos requêtes ? De quoi a-t-il peur ? Un Chairman doit pouvoir répondre aux questions des employés. Nous voulons savoir pourquoi nous. Sur quels critères s’est-on basé pour licencier des gens ? »
Ces employés de la MSCL envisagent également de se tourner vers le Premier ministre. Ils n’excluent pas la possibilité d’une grève si la situation n’évolue pas.