L’indicateur du climat de confiance publié sur une base trimestrielle par la MCCI depuis 2010 était à son point le plus bas jamais enregistré durant le trimestre s’étendant de juillet à septembre dernier. En effet, selon les résultat de l’enquête trimestrielle de conjoncture effectuée entre le 30 août et le 12 septembre, l’indice de confiance des affaires s’est établi à 85,1 % durant cette période. L’indice a perdu 2,4 points (2,8 %) par rapport à l’indice trimestriel précédent.
« Le résultat pour ce trimestre demeure préoccupant de par la prolongation de cette période marquée par des éléments impondérables qui influent sur l’évolution des affaires. Toutefois, nous remarquons que l’amplitude de la baisse est moindre par rapport au trimestre précédent », constate Renganaden Padayachy.
« La situation est préoccupante mais pas désespérée », a pour sa part lancé le secrétaire général désigné de la MCCI, Raju Jaddoo. Ce constat est confirmé par l’analyse des résultats de l’enquête de conjoncture qui permet d’anticiper une amélioration de la situation actuelle et des perspectives meilleures à partir du début de l’année prochaine.
Parmi les facteurs qui influent sur la performance de l’entreprise, la MCCI relève la situation globale et la demande locale. « L’instabilité au niveau global et la compétition féroce sur le marché local sont deux facteurs ayant une incidence négative sur la performance des entreprises au cours de ce trimestre. »
Parmi les autres facteurs qui ont contribué à la détérioration l’enquête de la MCCI relève le manque de soutien de l’État, une demande interne insuffisante, des problèmes récurrents liés au transport collectif affectant ainsi la compétitivité, le niveau ou le taux de la rotation du personnel et le manque de personnel qualifié.
L’enquête relève que les entrepreneurs estiment que certains éléments comme une fiscalité accommodante, une politique de change compétitive, un accès plus ouvert aux capitaux et l’amélioration de la logistique et de la connectivité ont été des éléments positifs.
Cependant, insiste Raju Jaddoo, « pour retrouver une croissance de 4 %, qui est dans le domaine du possible, il faut une nouvelle impulsion fiscale et des mesures favorisant la croissance ».
L’enquête de la MCCI prévoit une légère augmentation des investissements durant le trimestre actuel. Elle anticipe une croissance de 3 % des investissements. La majorité des entreprises prévoient des investissements matériels en particulier les achats d’équipements, alors que 20 % favoriseront les investissements immatériels, à savoir la recherche et le développement.
Poursuivant son analyse, l’enquête prévoit que l’environnement offensif des affaires pourrait avoir un effet défavorable sur le marché de l’emploi. Concernant la politique des prix, l’enquête observe une désinflation durant le troisième trimestre. La moyenne des évaluations des chefs d’entreprise sur les prix de vente ou de prestations de services est légèrement négative indiquant en moyenne une baisse modérée du niveau général des prix.