Une récente réponse parlementaire en écrit fait état de 14 recteurs qui ont été dirigés vers MEDCO durant ces dix dernières années à la suite de la fermeture de leurs collèges respectifs. Cette institution se trouve aujourd’hui avec une quinzaine de recteurs alors qu’elle n’a que trois collèges avec une population estudiantine en déclin. Des tâches très allégées et ne correspondant nullement aux recommandations du PRB pour la grande majorité de ces recteurs quand ce n’est pas « des journées à ne rien faire ». Voilà une situation qui pourrait intéresser ceux qui luttent contre le gaspillage des fonds publics.
Il est bon de savoir que les collèges gérés par MEDCO sont des établissements privés et sont donc contrôlés par la Private secondary School Authority. Des officiers de cet organisme de contrôle ont à maintes reprises évoqué une « situation catastrophique et explosive » à MEDCO en raison du nombre considérable d’employés (personnel enseignant et non enseignant) alors que l’institution n’a que trois collèges (hormis l’école à Agalega avec des caractéristiques particulières et qui offre des cours jusqu’à la Form III)
La députée Lysie Ribot avait posé une question sur le nombre de recteurs et assistants recteurs employés par MEDCO et leur “weekly workload”. Les informations communiquées par le ministre de l’Éducation concernent 14 recteurs qui sont passés sous la tutelle de MEDCO et sont comme suit : « Out of the 14 rectors who have been transferred to MEDCO and redeployed to secondary schools, six are performing teaching duties in a number of colleges. Seven of the remaining rectors are providing administrative support and one has been assigned duties of rector duties ».
Le workload de ces recteurs de MEDCO donne lieu régulièrement à des commentaires parmi les officiers de la PSSA. « Qu’ils enseignent ou qu’ils se trouvent dans des bureaux pour des tâches administratives, leur workload n’est plus le même. Ils travaillent bien moins par rapport à ce qui est prescrit par le PRB pour les recteurs », affirment des officiers de cet organisme.
Les six recteurs qui enseignent se trouvent dans des collèges d’État mais sont toujours des employés des MEDCO. Selon les règlement du PRB, tout enseignant du secondaire doit avoir trente teaching periods par semaine. Or, un seul de ces recteurs de MEDCO qui enseigne a un “full teaching workload” tandis que le nombre de teaching periods pour les autres varie de 13 à 20. « Ce n’est pas correct parce qu’ils perçoivent les salaires de recteur sans compter les autres allowances et privilèges attachés à ce poste », dit un enseignant d’un collège d’État. Quelques enseignants et des chefs d’établissement du secondaire privé soulignent que la PSSA surveille le workload du personnel dans ce secteur et s’étonnent que l’autorité de Beau-Bassin reste silencieuse au sujet de celui de nombreux employés de MEDCO. « Il s’agit de l’argent des contribuables, pourquoi la PSSA ne fait pas respecter les règlements d’autant que ces personnes sont sur son payroll ? » lance avec colère un recteur d’un grand établissement privé.
Dans les milieux du ministère et à la PSSA on affirme que ces recteurs qui ont des tâches administratives « auraient un workload assez léger » comparativement aux responsabilités qu’ils avaient dans les collèges.
Les salaires de base d’un recteur varient de Rs 48 275 à Rs 69 575. Un grand nombre de ces recteurs de MEDCO auraient atteint leur top salary et de ce fait leur package mensuel atteindrait un montant de Rs 70 000 incluant la travelling allowance et d’autres privilèges auxquelles ils ont droit selon le PRB. Par ailleurs, le recteur de MEDCO Trinity suspendu au mois de mai pour une affaire de proposition de “travail payant” à quelques élèves perçoit un full salary en attendant de passer devant un comité disciplinaire qui doit être nommé par le ministère de l’Éducation.