Après l’Allemagne, où le laboratoire Phylak a été fondé il y a 20 ans et ensuite la Suisse, le labo s’installe chez nous, notamment à Grande-Rivière-Nord-Ouest (GRNO). Un séminaire d’introduction sur la spagyrie, thérapie holistique développée il y a 500 ans par Paracelse — a eu lieu jeudi soir à l’Ecole de Bien-Être (EMBE), Curepipe, animé par le Dr James Naidu, chimiste, naturopathe, et directeur du groupe Phylak Sachsen afin de nous familiariser avec cette méthode holistique. Description des méthodes de fabrication alchimique des essences spagyriques, aspects thérapeutiques, décodage biologique et tirage étaient au programme de ce premier séminaire destiné aux médecins, pharmaciens, naturopathes, homéopathes, ainsi qu’au grand public.
«La Spagyrie, de Spao (séparer, purifier, détoxifier) et Ageiro (réunir), est une thérapie développée il y a 500 ans par Paracelse», explique d’entrée le Dr James Naidu. Devant l’assistance composée entre autres de médecins, de pharmaciens, et d’autres professionnels de la santé, il explique que la spagyrie est une méthode de soin holistique traitant l’être entière, c’est-à-dire l’esprit, le corps et l’âme. Cette thérapie basée sur la force vitale qui anime les plantes pourrait, selon lui, être la médecine de demain : «Cette méthode permet de cerner les causes de la maladie ou de notre mal-être, mais aussi de les soigner tant au niveau physique, qu’émotionnel ou mental».
« Un pont entre la phytothérapie énergétique et l’homéopathie »
Au laboratoire Phylak, les méthodes de fabrication se font en trois phases: la fermentation, la distillation et la calcination. «Les trois principes spagyriques d’une plante sont: l’alcool (spiritus: l’esprit de la plante), obtenu lors de la fermentation, l’huile essentielle (l’âme de la plante), obtenue lors de la distillation et les sels minéraux et oligo-éléments (le corps de la plante), obtenu lors de la troisième phase de fabrication qui est la calcination. Il s’agit de séparer ces trois principes, de les purifier, pour enfin les réunir, afin d’en augmenter puissamment les vertus», dit James Naidu .
Le spagyriste effectue les mélanges d’essences spagyriques en fonction des besoins individuels de chacun. Lors de ce premier séminaire à l’EMBE, le médecin a aussi procédé à un tirage alchimique afin d’évaluer les besoins aux niveaux émotionnel et énergétique des personnes présentes.
Pour le spécialiste, la Spagyrie est « un pont entre la phytothérapie énergétique et l’homéopathie ». Lors de son intervention, il a aussi expliqué les vertus de quelques-unes de la centaine de plantes utilisées en spagyrie. Par exemple, les essences d’Artemisia Absinthium aideraient à la digestion, à la perte du poids, celles de la Dioscorea aideraient, entre autres, à libérer le côté divin, le yin et le yang, le houblon apporterait le calme, le Sambucus Nigra pour stimuler les défenses immunitaires…. D’autres permettent de mieux de se concentrer ,ou encore d’éliminer les mauvaises énergies…
En tout cas, la grande force de cette thérapie basée sur la force vitale qui anime les plantes viendrait de leur mode de préparation. Et à Maurice, le Dr Naidu poursuit ses recherches, notamment sur les plantes comme le curcuma ou le gingembre.