Cette année nous avons tenu à saluer la performance de nos disicplines collectives. Si le football continue à s’engouffrer dans des problèmes interminables et que le niveau continue de baisser drastiquement. Les autres sports d’équipes ont su tiré leur épingle du jeu on pense notamment au volleyball, le basketball et le handball. N’ayant pas le même soutien financier que  » le sport roi (on se demande s’il mérite toujours cette appelation) », ces disciplines font honneur au pays dans la région et obtiennent des résultats positifs.
Volleyball
Le volleyball local a été séduit par une équipe et un entraîneur revanchard cette année. La domination de Faucon Flacq/Camps Ithier VBC était à son point culminant. La formation de l’Est avait déjà quatre titres de champion national à son compteur et était bien placée pour une cinquième  médaille consécutive, mais c’était sans compter la volonté et l’abnégation du Quatre Bornes VBC. L’équipe entraînée par Lindsay Wilson a dominé le championnat pour s’adjuger un titre de champion amplement mérité après six ans de disette. Douce revanche pour l’entraîneur donc qui avait été critiqué sur ses compétences.??Cependant, le plus beau était encore à venir avec la Coupe des Clubs Champions de la Zone 7 (CCCOI). Les Quatre Bornais n’ont certes pas réussi à conjurer le mauvais sort qui prive toujours Maurice d’un sacre dans cette compétition, mais ils ont vendu du rêve. On y a cru jusqu’au bout, mais les Dieux du volleyball avaient déjà choisi leur camp. Au finale, la victoire est allée à Beau Vallon sur le score de 3 à 2, mais il n’y avait pas de doute qu’avec un peu plus de chances les Mauriciens auraient pu finir à la première place. Dans le tableau féminin, on notera la prestation du Curepipe Starlight qui même si les joueuses n’ont pas réussi à remporter de médaille à la CCCOI, la victoire dans le championnat est historique en elle seule. Elles ont d’abord mis fin au règne d’Azur pour remporter le premier titre de leur histoire. ??De plus, on notera que Prisca Seerungen a marqué l’histoire du volleyball en devenant la première entraîneuse à remporter un titre à la tête d’une équipe de l’élite. Elle a aussi largement contribué sur le terrrain. Les sélections nationales aussi se sont bien comportées quant on prend en compte leur manque de compétitions cruelles et aussi l’opposition qui s’est offerte à eux. Avec plus de compétitions et plus de moyens cette discipline pourrait très bien briller sur le plan régional et même continental.
Basketball
Les basketteurs du Real de Port Louis et de Hoop ont fait honneur à Maurice lors de la Coupe des Clubs Champions de l’océan Indien de basketball qui s’était tenue dans l’île du 29 septembre au 5 octobre. Après deux ans d’inactivité, beaucoup d’interrogations trottaient dans la tête des observateurs. Est-ce qu’on avait le niveau? Etions nous bien préparés? Au dès le début de la compétition toutes ses idées se sont envolé. ??Sur les parquets, les équipes mauriciennes ont démontré qu’elles n’étaient pas nées de la dernière pluie. Ils se sont battu avec leur armes et c’est au bout d’un parcours exceptionnel que les deux équipes ont décroché chacune une médaille d’argent. Un exploit en soit quand on prend en compte qu’il y a encore deux ans, il n’y avait ni compétition, ni fédération pour cette discipline. Le mérite revient surtout aux joueurs qui ont su préservé un bon niveau de jeu malgré la coupure et n’ont pas baissé les bras malgré la situation difficile. La force du basketball c’est son caractère et sa confiance, cependant c’est cette excès de confiance qui tourne parfois au narcissisme et c’est pourquoi cette fédération est souvent engluée dans des problèmes de gestion. ??Si Hoop n’avait vraiment aucune chance face à leur adversaire réunionnais le Tampon, qui il faut l’avouer était un cran au dessus, les joueurs du Real peuvent quant à eux nourrir des regrets. En finale ils ont croisé l’équipe d’ASTUC, une formation qu’ils avaient déjà battu lors de la phase de poule. Malheureusement en finale les hommes de Veda Vadiveloo ont craqué lors du quatrième quart. Avant ce quatrième quart fatidique, pourtant tout était encore possible pour les locaux, mais ils allaient craquer psychologiquement vers la fin. Dommage car l’or était certainement à leur portée. Cependant, ce n’est que partie remise et le Real sera à suivre lors de sa prochaine sortie régionale. Il ne faut pas oublier la performance d’Isabelle Némorin joueuse du Tampon et qui est devenue la première mauriciennne a remporté la coupe des clubs Champions de l’océan Indien.
Handball
Les handballeurs ont aussi brillé cette année avec leur troisième place dans la Coupe des Clubs de l’océan Indien aux Seychelles. Cependant avant d’atterir chez les Dallons la route a été longue. En effet, la participation de l’Union Sportive Beau-Bassin/Rose-Hill a souvent été en suspen faute de moyen et ce n’est que dans les derniers instants que la situation s’est décantée. Malheureusement seule l’équipe masculine a pu faire le déplacement alors que les filles ont dû rester à la maison. ??Arrivé aux Seychelles, dans ce genre de condition n’est pas vraiment optimal surtout que les Réunionnais étaient en force et que les Seychellois avaient à coeur de briller dans leur pays. Cependant l’USBBRH a abordé match par match et même s’ils ont dû s’avouer vaincu face à des Réunionnais un cran au dessus, la troisième place est toujours bon à prendre. De plus, il faut noter que cette équipe a remporté son 15e titre de champion consécutif, une performance sans précédent et inédite. Dans l’île aucune équipe engagée dans une discipline collective aura autant dominé le championnat. ??