Tristan Chaillet expose “Métiers longtemps” au Blue Penny Museum jusqu’au 11 avril. L’expo photos de Tristan Chaillet est agrémentée d’outils et de divers objets ayant été utilisés par les bijoutiers, les marchands de lait et les coiffeurs d’antan (y compris un appareil artisanal de fabrication de kalamindas) venant, comme un partage de mémoire, du Musée de la Petite Collection (MPC) de Goorooduth Chuttoo. Le MPC est affilié à l’International Council of Museums et reconnu par le Mauriutius Museums Council. Dans l’entretien qui suit, Tristan Chaillet nous parle de l’exposition de photos “Métiers longtemps” de son parcours et de sa passion pour la photographie.
Le Blue Penny Museum abrite, en ce moment, une exposition de photographie sur le thème “Métiers Longtemps “ qui porte votre signature. Parlez-nous-en.
L’exposition se tiendra du 14 mars au 11 avril  et sera ouverte au grand public de 10hrs à 16h00 du lundi au samedi. Elle se compose de 18 clichés en noir et blanc retraçant les « métiers longtemps »
Qu’est-ce qui vous amené à vous intéresser aux métiers longtemps dont bon nombre se pratique encore à Maurice ?
Ce thème me fut inspiré du festival international de photographie (MOP6 – Month Of Photography  6th edition) qui s’est tenu en Afrique du Sud, au Cap, durant le mois d’octobre 2014. Ce prestigieux festival regroupe 130 photographes internationaux où ma participation fut retenue lors de la sélection faite par le panel du jury de grande renommée dans le monde de la photographie. Entre autres le Néo-Zélandais Tom Ang et L’allemand Benjamin Füglister.
Cette exposition a été présentée en Afrique du Sud avant d’arriver à Maurice. Quel accueil y a-t-elle reçu  ?
Le « Month Of Photography » est un festival qui se tient dans plusieurs pays, chaque année, dont l’édition 2014 en Afrique du Sud était au Cap. L’accueil fut très chaleureux et mémorable, surtout étant donné que je suis le premier Mauricien à être sélectionné et avoir eu l’immense opportunité de présenter mes oeuvres lors de cette édition. Diverses opinions, idées et critiques sur la photographie furent partagées lors de rencontres avec des photographes venus des quatre coins du globe. Cela a aussi été une belle occasion de présenter l’île Maurice  sous un angle différent que celui de ses plages et ses eaux turquoise.
Parlez-nous de votre intérêt pour la photographie et de votre parcours dans ce domaine.
La photographie pour moi se résume à cette passion de figer des moments d’émotions et de magie afin de les revivre à travers le temps et de garder une trace.
À la fin de mes études secondaires, j’ai découvert mon intérêt grandissant dans ce domaine d’où j’ai décidé d’en faire mon métier et d’approfondir mes aptitudes, pendant 2 ans en Afrique du Sud, dans une école d’art et de multimédia. À mon retour, j’ai commencé ma carrière en tant que photographe Free-lance et continue l’aventure sous différents types de photographie.