John Mac Avarey est amer sur le peu d’enthousiasme des autorités mauriciennes pour élucider le meurtre de son épouse

Le 10 janvier prochain, cela fera neuf ans qu’une jeune institutrice irlandaise, Michaela McAreavey, était victime d’un meurtre brutal dans sa chambre d’hôtel à l’ex-Legends de Grand-Gaube. La veille de ce 10 janvier 2011, elle avait débarqué en compagnie de son époux, John McAreavey, en lune de miel.

Mais depuis, et avec l’acquittement en juillet 2012 de deux employés de l’hôtel aux Assises, aucun développement n’est intervenu dans cette enquête en vue d’élucider les circonstances de ce drame dans l’enceinte de cet établissement hôtelier. Et cela en dépit des garanties données par les autorités mauriciennes à l’effet que tous les efforts nécessaires allaient être déployés pour que les meurtriers soient traduits en justice.

Las d’attendre et en l’absence de toute communication officielle de la part de Maurice, l’époux de la victime, John McAreavey, s’est engagé dans une virulente campagne de dénonciations contre Maurice en Grande-Bretagne avec une série d’interviews de presse depuis la fin de la semaine. La dernière sortie en date remonte à hier soir sur la BBC, où il a exprimé ses craintes que la police mauricienne aurait abandonné toute idée de résoudre cette énigme.

Intervenant à la BBC, John McAreavey exige que les autorités mauriciennes retrouvent les meurtriers de son épouse. « For them to just park everything, to ignore me because I’m in Ireland and I’m out of sight and out of mind isn’t good enough », fait-il ressortir en s’appesantissant sur le fait que « you can’t continue to dress your country as “Paradise Island” if you’re not going to be accountable when things go wrong. »

Dans cette même perspective, il sollicite l’aide et la collaboration des politiciens irlandais pour accentuer la pression sur Maurice. « Inevitably, we need action. So the questions that I am posing to the Mauritian authorities, I would (also) like our political representatives on this island to pose the same questions through the correct channels and to ask what is happening with this case and what are you going to do », dit-il, rappelant que « they can ignore me but they can’t ignore our political representatives in Ireland. »

John McAreavey, qui avait promis lors de sa visite à Maurice en avril 2017 une récompense de Rs 2 millions pour des informations susceptibles de remonter aux criminels encore en liberté, a promis que lors de son prochain déplacement, il devra assister au procès des meurtriers de sa jeune épouse. « The next time I’d like to go back to Mauritius is to attend a trial. I would love to have the opportunity to try to strive for justice one more time for Michaela », a-t-il conclu sur la BBC hier soir.

En tout cas, la campagne de John McAreavey peut porter un sérieux coup à Maurice sur le plan du law and order et avec des ripple effects sur l’industrie touristique. Affaire à suivre du côté des Line Barracks