Le procès intenté à Navin Dhurry, infirmier de profession, pour le meurtre de sa petite amie Asha Baboolall, qui était âgée de 25 ans au moment des faits, devait débuter hier devant la Cour d’assises. En l’absence du principal concerné qui n’a informé personne de son intention de ne pas se présenter en cour hier matin, ni même son avocat Me Assad Peeroo, l’affaire a été renvoyée au 16 novembre. Le juge Benjamin Marie-Joseph a lancé un mandat d’arrêt contre Navin Dhurry, qui allait plaider non coupable.
Navin Dhurry avait comparu devant les Assises le 23 septembre et son procès avait été fixé pour être entendu à partir du 3 novembre. À l’ouverture du procès hier matin, il n’était toutefois pas présent en cour et son homme de loi Me Peeroo n’a pu le contacter pour connaître la raison de son absence. Face à cette situation, le juge Benjamin Marie-Joseph a dû suspendre l’audience pour une heure en attendant que la police fasse le nécessaire pour mettre la main sur lui. À midi, Navin Dhurry était toujours introuvable et le juge a alors lancé un mandat d’arrêt contre lui. L’affaire sera de nouveau appelée le 16 novembre. Son homme de loi a cependant indiqué que la mère de l’accusé l’avait appelé pour confirmer que son fils était bel et bien en cour. C’est à ce moment que Me Peeroo a appris que son client a laissé une lettre d’adieu dans sa chambre.
Les faits remontent à mars 2009. Le corps de la petite amie de Navin Dhurry avait été découvert dans un champ de cannes à Wooton. Ses proches avaient signalé sa disparition à la police et c’est le journal intime de la jeune fille, dans lequel est révélée sa relation avec le présumé meurtrier, qui a permis aux enquêteurs de la Major Crime Investigation Team (MCIT) de mettre la main sur l’infirmier. Ce dernier s’apprêtait à quitter le pays au moment de son arrestation. Asha Baboolall ambitionnait d’ouvrir un salon de coiffure. Entre-temps, elle avait rencontré Navin Dhurry qui lui aurait promis de lui faire avoir la somme de Rs 125 000. Asha Baboolall allait utiliser cet argent pour s’acheter des équipements pour son salon de coiffure. Le 25 mars 2009, la jeune femme quittera le toit familial pour ne plus jamais revenir. Ce jour-là, Navin Dhurry lui avait donné rendez-vous à la gare de Curepipe et, de là, ils s’étaient tous deux dirigés vers des champs de cannes à Wooton dans la voiture de l’accusé pour trouver un endroit tranquille pour discuter. C’est alors qu’une violente dispute aurait éclaté entre les deux et la situation a vite dégénéré. Selon le rapport d’autopsie pratiqué par le Chief Police Medical Officer le Dr Sudesh Kumar Gungadin, la jeune femme est décédée d’une fracture du crâne. Navin Dhurry avait avoué à la police qu’il avait violé la victime avant de la tuer.