Les membres de la Ministry of Health Employees Union (MHEU) sont montés au créneau après les événements survenus le 3 septembre à l’hôpital Jawaharlal Nehru, à Rose-Belle. Lors d’une manifestation organisée à l’entrée de ce même hôpital, ils ont dénoncé la manière de faire du ministère de la Santé. Une nouvelle manifestation se tiendra « si rien n’est fait », annoncent-ils.
Pour le président de la MHEU, Amarjeet Seetohul, la situation est « très alarmante » concernant la violence contre le personnel soignant des hôpitaux. « Nous avons sollicité une rencontre avec le ministre de la Santé pour discuter de ce fléau, ainsi que d’autres problèmes liés à la santé publique. Toutefois, nous n’avons reçu aucune réponse à ce jour. Entre-temps, la situation dégénère. Nous avons alors décidé de procéder à une nouvelle manifestation à l’entrée de l’hôpital Jawaharlal Nehru, à Rose-Belle », a déclaré Amarjeet Seetohul, déplorant également le manque de sécurité dans les établissements hospitaliers. De plus, il soutient que les agents de sécurité présents sur les lieux « n’ont pas les compétences requises » pour assurer la sécurité des employés des hôpitaux, ainsi que celle des patients. « Ce sont souvent des personnes âgées ou avec un certain handicap qui sont recrutées pour assurer la sécurité. De plus, ils ne bénéficient d’aucune formation ».
Amarjeet Seetohul souligne également que le nombre de policiers présents dans les hôpitaux n’est pas suffisant. « La situation empire de jour en jour. Si le ministère ne prend pas les choses en main, il devra assumer ses responsabilités ».
Comme solution, Amarjeet Seetohul propose d’embaucher des personnes plus qualifiées pour les postes d’agent de sécurité. Il recommande aussi une hausse du nombre de policiers dans les hôpitaux. Dans la même foulée, il demande que des éléments de la SSU et de la SMF soient affectés dans les cinq hôpitaux régionaux car, selon lui, ces lieux sont « dangereux ». « Les hôpitaux reçoivent des récidivistes, des personnes sous l’influence de l’alcool ainsi que celles avec des problèmes psychiatriques pour des traitements. Ce sont des individus avec des comportements à risque. La situation peut se détériorer à n’importe quel moment ».
Amarjeet Seetohul déplore également un manque de personnel soignant dans les hôpitaux qui, dit-il, mène à des incidents de cette envergure. « Le ministère ne recrute pas suffisamment. Qui dit manque de personnel dit services moins rapides dans les hôpitaux. Ce qui provoque la frustration des gens venus se faire soigner », avance Amarjeet Seetohul, en ajoutant qu’il « est grand temps que le ministère agisse au plus vite face à cette situation ». La MHEU menace de procéder à une autre manifestation devant le siège du ministère de la Santé « si aucune initiative n’est prise ».
Concernant l’éventuelle réunion des responsables du ministère de la Santé avec le commissaire de police, Amarjeet Seetohul dit « regretter la façon de faire du ministère ». Pour lui, les différentes parties prenantes du domaine de la Santé publique, dont la MHEU, devraient faire partie de cette réunion, pour notamment discuter des problèmes et trouver des solutions.