Le groupe Clear Ocean Hotel and Resort Limited a montré son intérêt pour un projet hôtelier à St-Félix et devant nécessiter des investissements totaux de l’ordre de Rs 12,8 milliards. C’est ce que révèle le ministère des Finances en annonçant les noms des sociétés basées en Afrique du Sud et qui ont manifesté, lors de la récente mission du ministre des Finances, Vishnu Lutchmeenaraidoo, à Johannesburg, leur intérêt pour des investissements directs à Maurice et dans la région en prenant appui sur la plateforme financière mauricienne.
Selon le ministère des Finances, Clear Ocean Hotel and Resort Limited envisage de construire un établissement 5-étoiles comprenant 152 suites, 57 villas de luxe, 164 condominium units avec toutes les facilités nécessaires (restaurants, spa, clubhouse, salle de conférences, piscines, parking de 6 000 mètres carrés et facilités d’une superficie de 18 000 mètres carrés pour des activités aquatiques). Le groupe aurait obtenu des terres de l’État d’une superficie de 13 hectares à St-Félix pour son projet, le complexe devant être géré par le groupe Starwood Hotels. On annonce, aux Finances, qu’environ 3 000 emplois directs et indirects seront créés pendant la phase de construction et 650 emplois par la suite.
Le conseil des ministres a pris note, lors de sa réunion de vendredi dernier, des retombées de la mission du ministre des Finances en Afrique du Sud du 31 octobre au 5 novembre dans le cadre d’une opération de prospection d’investissements. Vishnu Lutchmeenaraidoo était accompagné du secrétaire financier, Dev Manraj, et d’officiels du Board of Investment (BOI). « Une opération réussie si l’on tient compte des intérêts fermes exprimés par des entreprises sud-africaines à venir s’implanter à Maurice », souligne le ministère des Finances.
La délégation mauricienne a eu de sessions de travail avec des investisseurs potentiels opérant dans divers secteurs : activités manufacturières, aquaculture, commerce de diamants et de l’or, services financiers, TIC et opérations d’externalisation, aviation, industrie cinématographique, enseignement et logistique.
Outre le groupe Clear Ocean Hotel, la mission ministérielle a pris note des projets des entreprises suivantes :
a) Growfish International se propose de se lancer dans le secteur de l’aquaculture avec une production tournée vers l’exportation. L’entreprise compte investir environ Rs 600 millions dans les infrastructures et projette de créer une centaine d’emplois tout en assurant une formation initiale à la main-d’oeuvre locale.
b) Trade Call Investments Apparel, qui est un opérateur dans les secteurs du textile, de l’hôtellerie et des loisirs, envisage de créer un parc pour des activités récréatives à Maurice semblable à celui de MonteCasino à Johannesburg. Les autorités mauriciennes ont suggéré au promoteur de considérer le site des Salines pour d’éventuels investissements.
c) Shree Properties Holdings, entreprise familiale basée au Kwa-Zulu Natal et possédant des biens immobiliers s’étendant sur plus de 350 000 mètres carrés à Durban, va louer à bail un terrain de six hectares d’Omnicane pour la construction d’une zone de port franc. Des facilités d’entreposage d’une superficie d’environ 7 500 mètres carrés seront aménagées dans un premier temps. Elles seront portées à 30 000 mètres carrés après trois ans.
d) Le FirstRand Group, l’une des plus grandes institutions sud-africaines avec une capitalisation de 25 milliards de dollars, a été approché pour participer aux projets de zones économiques spéciales que Maurice lancera au Ghana, au Sénégal et à Madagascar par le truchement du Mauritius Africa Fund. Le FirstRand Group utilise déjà, par le truchement de diverses structures, la plateforme financière mauricienne. Il a incorporé une compagnie dans le secteur du Global Business, le FirstRand International Mauritius.
e) La firme de consultants MCI a l’intention de créer un centre d’externalisation de services financiers à Maurice avec spécialisation dans les opérations de back-office. D’autre part, Huawei Technologies veut s’associer, en tant que partenaire technologique, aux projets de création de zones économiques spéciales en Afrique.
f) Les autorités mauriciennes ont demandé au China Africa Development Fund d’être un partenaire de Maurice dans la mise en oeuvre de sa stratégie africaine.