Les membres de la High Level Sports Unit (HLSU) du ministère de la Jeunesse et des Sports ont enchaîné une série de rencontres individuelles de trois jours avec les présidents et entraîneurs de fédération. C’était lors de la semaine écoulée, au NPF Building, à Rose-Hill. Ces réunions interactives ont pour but d’établir une meilleure relation de travail entre les parties concernées surtout en marge de l’élaboration de la nouvelle grille des allocations de bourses de haut niveau qui devrait être officialisée cette semaine.
Les 9es Jeux des Iles de l’océan Indien, tenus en août dernier, à La Réunion, se devaient être un baromètre pour le HLSU. Car pour bon nombre d’athlètes, l’objectif était de briller à ce Jeux. Après analyse donc, il y aura des réajustements. Certains athlètes seront fort logiquement reconsidérés, alors que ceux qui n’ont pas été en mesure d’atteindre leurs objectifs verront leurs bourses de haut niveau diminuées. C’est justement dans cette optique que les membres de la HLSU ont souhaité écouter les fédérations sportives concernées par ce  » scheme  » avant de finaliser les allocations pour les mois à venir.
C’est aussi dans le but d’écouter les propositions des divers présidents et entraîneurs que la HLSU a souhaité organiser ces trois rencontres qui, soulignons-le, ont accueilli en premier trois des quatre fédérations handisportives (sourds, intellectuelles et physiques), aussi bien que les fédérations de natation, d’haltérophilie et de boxe. Selon l’entraîneur de la Mentally Handicapped Persons Sports Federation (MHSPF), Jean-Marie Bhugeerathee, qui a représenté son président Jean-Marie Malépa, cette rencontre s’est déroulée dans la bonne ambiance et il n’a pas manqué de saluer cette initiative.
Car selon lui, le fait même que les fédérations ont été appelées à s’exprimer est un plus dans la relation fédération-MJS.  » L’initiative est fort louable puisque cela nous a permis de nous exprimer sur nos besoins. J’ai fait part des difficultés auxquelles font face nos athlètes. J’ai aussi expliqué nos objectifs et pourquoi nos athlètes doivent bénéficier d’une augmentation « , a fait remarquer Jean-Marie Bhugeerathee. Ce dernier a aussi tenu à remercier Jean-Marie Malépa sans qui, a-t-il précisé, les handisportifs n’auraient aujourd’hui pas été considérés en tant que sportifs de haut niveau.  » Si les handisportifs, toutes catégories confondues, sont considérés comme bénéficiaires d’une bourse de haut niveau, c’est bien grâce aux démarches entreprises par Jean-Marie Malépa alors qu’il était président de la Mauritius National Paralympics Committee « , a-t-il indiqué.    
Selon nos informations, les autres présidents et entraîneurs ont également eu l’occasion de faire part de leurs aspirations et propositions au cours de leurs rencontres avec les membres du HLSU. Il nous revient même que l’Association mauricienne de Boxe en a profité pour demander à ce que les bourses de Rs 1 500 attribuées mensuellement aux sparring partners soient maintenues en dépit du fait que les Jeux des Iles sont terminés. Car pour cette fédération, il est très important que les sparring partners aient également un rôle très important à jouer dans la préparation des boxeurs. Cette requête sera étudiée, a-t-on fait remarquer.
Par ailleurs, ce genre d’interaction s’avère, a-t-on souligné, être un maillon très important afin de permettre une meilleure collaboration entre le MJS et les fédérations  dont les athlètes sont concernés par une bourse de haut niveau. Ces rencontres devraient aussi permettre plus de transparence et une meilleure compréhension avant l’attribution des bourses. A noter qu’à l’issue des bonnes performances réalisées aux Jeux des Iles et compétitions internationales tenues récemment, certains athlètes devrait se voir accorder une nette augmentation, à l’image de Jonathan Drack. Ce dernier qui est licencié à l’Association mauricienne d’Athlétisme a, non seulement brillé avec une médaille d’or aux Jeux des Iles, mais il s’est aussi qualifié pour la finale du triple saut, lors des derniers championnats du monde à Pékin, en Chine. Une compétition au cours de laquelle il a réalisé les minimas pour les Jeux olympiques de l’année prochaine, à Rio au Brésil.