Plus de 30 000 élèves qui prendront part aux examens de Cambridge en octobre prochain participent en ce moment aux mock exams. Ces examens calqués sur le modèle des papiers de Cambridge permettent d’évaluer le niveau de chaque candidat. Lucien Finette, ancien directeur du Mauritius Examination Syndicate (MES), précise que ces mock exams servent également de référence à Cambridge si un candidat a un problème à l’épreuve finale ou s’il y a des soupçons de tricherie.
Depuis cette semaine, les étudiants qui passeront les examens de SC et de HSC en octobre prochain ont leurs mock exams. Ces épreuves qui ne sont autres que les examens du deuxième trimestre, revêtent toutefois un cachet spécial, étant donné qu’ils se tiennent dans les conditions réelles de l’examen final. Soondress Sawmynaden, président de l’association des recteurs des collèges d’État, avance : « Les questionnaires sont préparés en interne, au niveau de chaque collège, mais ils sont taillés sur le modèle de Cambridge. »
Les résultats agiront comme un diagnostic pour chaque candidat. Cela permettra d’identifier les forces et les faiblesses. Pour cela, les enseignants doivent avoir complété — ou presque — leurs programmes d’études. Ce qui permettra de couvrir le maximum de chapitres concernés pour chaque matière. Jacques Mallié, ancien recteur du Collège St Esprit, avoue que parfois, les élèves passant les mock exams ne sont pas encore tout à fait prêts pour ceux de Cambridge. « Mais c’est un bon entraînement quand même. C’est comme un grand rehearsal. »
C’est l’une des raisons pour lesquelles les candidats sont souvent d’avis que les mock exams sont plus difficiles que l’examen final lui-même. Jacques Malié ne cache pas que dans un souci d’encourager les élèves à faire mieux, les collèges placent la barre haute.
Que fait-on des résultats des mock exams ? Soondress Sawmynaden indique qu’ils permettent d’élaborer le plan de travail pour le troisième trimestre. « On prend des remedial actions pour ceux qui ont des difficultés. Mais en même temps, ces examens permettent aussi d’identifier les high flyers à qui on donne un encadrement approprié, afin qu’ils ne soient pas pénalisés. »
Jacques Malié est d’avis que le gros travail se fait au niveau individuel pour chaque candidat. « Le troisième trimestre ne comporte que de quatre à six semaines. On n’a pas beaucoup de temps pour le remedial. Les candidats devront s’organiser pour se rattraper dès qu’ils reçoivent les résultats. Pendant le troisième trimestre, on continue à faire les révisions et à travailler les papiers, avec le soutien des profs. »
Ces résultats des mock exams, poursuit Jacques Malié, servent aussi pour les admissions dans les universités. « Pour les formalités de UCAS, par exemple, on utilise les résultats des mock exams. »