Le couple Teeroovengadum, domicilié rue Dayot, Mont-Roches, a été appréhendé par les forces de l’ordre de Résidence Barkly hier pour avoir séquestré leurs deux fils, âgés de 20 et 25 ans, pendant 14 ans. Vers 11 h hier, plusieurs véhicules de police ont fait le déplacement jusqu’au domicile du couple suite à de nombreuses plaintes déposées par leurs voisins. Absents à l’arrivée de la police, mari et femme ont été sommés de regagner leur domicile. Refusant toujours de coopérer et fermant la porte derrière eux, les policiers sont entrés de force après plus d’une heure de vaines négociations, sous le regard de nombreux badauds.
Les sources policières indiquent que le domicile du couple était dans un état déplorable. Chiens et chats y avaient trouvé refuge et faisaient leurs besoins à l’intérieur, engendrant une odeur nauséabonde. La maison, sens dessus dessous, n’était presque pas meublée et les vitres étaient presque toutes brisées. « Ce n’est pas le genre de maison dans laquelle une personne pourrait vivre normalement », déclare une source. Le plus jeune des deux fils, souffrant d’un handicap mental, a été retrouvé ligoté à un lit dans la pièce principale de la maison. L’aîné était quant à lui assis dans un coin, dans une autre pièce, l’air hagard. Tous deux avaient des longs cheveux et de longs ongles noircis. Ils ont été admis à l’hôpital Brown Sequard. Certains témoins de la scène racontent avoir entendu le plus jeune remercier les policiers de l’avoir libéré de cet enfer. Les deux parents ont aussitôt été placés en détention au poste de police de Barkly. Leur interrogatoire et leur traduction en Cour de Rose-Hill, prévus pour aujourd’hui, n’avaient pas encore eu lieu à l’heure où nous mettions sous presse.
Interrogés, des voisins racontent qu’ils entendaient souvent les parents se disputer et s’insulter. Quant aux enfants, ils les entendaient juste crier « enn bout dipin, enn bout dipin ». Une autre voisine se souvient : « Quand ils venaient d’emménager, il y a plusieurs années, la maison était en excellent état, mais on ne voyait presque jamais leurs enfants. Leur père emmenait quelquefois le plus jeune marcher dans les environs ou le laissait s’assoir sur une chaise sous la véranda. Mais il passait son temps à insulter les passants sans aucun motif. Au fil du temps, ils ne l’ont plus jamais laissé sortir. »
Témoin d’un incendie au domicile du couple il y a quelque temps, cette habitante du quartier se remémore : « C’était un dimanche et leurs parents étaient absents. Un feu s’est déclaré à cause de la machine à laver et, lorsque les pompiers sont intervenus et se sont introduits à l’intérieur, ils ont vu les enfants nus. Ce sont des voisins qui leur ont donné des vêtements. » D’après de nombreux habitants de la localité, le père de famille étant un employé de la fonction publique, c’est la mère qui serait responsable de cette séquestration. Certains avancent même l’avoir déjà vu briser ses propres vitres. Reste à savoir ce que révéleront les deux jeunes hommes aux enquêteurs…