La Mauritius Revenue Authority (MRA) veut encourager et soutenir l’intégrité dans la lutte contre la corruption. Raison pour laquelle elle réunit chaque année dans un atelier de travail l’ensemble des représentants du monde des affaires pour se pencher sur la question de l’intégrité et réfléchir à des moyens en vue d’améliorer ses services et opérations.
Afin que la lutte contre la corruption progresse, il est essentiel de commencer par le respect de certaines valeurs, dont l’intégrité et l’honnêteté. « L’intégrité constitue une question majeure pour la Mauritius Revenue Authority », fait comprendre Sudhamo Lal, directeur général de la MRA, qui intervenait lors de l’ouverture d’un atelier ce matin à la Customs House. L’intégrité est une valeur que l’institution veut à tout prix promouvoir au sein de l’organisme dans toutes ses étapes de prise de décisions dans l’optique de fournir un service « responsable, transparent, équitable et juste » à ses différents partenaires. « Nos systèmes et nos procédures sont constamment passés minutieusement en revue à travers un audit interne. L’intégrité de nos employés est garantie par le département des affaires internes », précise Sudhamo Lal. « As part of its integrity enhancement strategy, the MRA has been continually modernising its systems and procedures to minimise contact between MRA staff and the taxpaying public with a view to curbing perceived opportunities for MRA officiers to engage in malpractice », ajoute-t-il. Le directeur général du fisc s’est en effet réjoui du fait que 95 % des tax returns ont été faits électroniquement.
Cet atelier de travail, qui est un événement annuel du fisc, a pour thème cette année « Role of integrity in the enhancement of compliance ». « Notre but à la MRA est d’inspirer de la confiance à nos taxpayers et que tout le monde soit traité de manière équitable. Notre but est d’assurer que nos officiers soient très professionnels dans cette approche », explique le directeur de l’Internal Affairs Division à la MRA, Soopayah Narrainen. L’intégrité est de mise également pour les différents partenaires de la MRA, car à travers ces ateliers de travail réguliers, l’institution veut leur offrir l’opportunité de partager leurs opinions et idées pour promouvoir l’intégrité.
Lutchmyparsad Aujayeb, directeur général de la Commission anticorruption (ICAC), invité principal à l’ouverture de cet atelier de travail, a soutenu qu’un système fiscal non intègre et corrompu mettrait en péril la collection des revenus du fisc, qui compte pour plus de la moitié des revenus de l’État. Il a relevé l’importance de ce genre d’atelier de travail pour renforcer la culture de l’intégrité. « La corruption a des effets néfastes à différents niveaux de la société et entrave la santé économique d’un pays », a-t-il tenu à souligner. Selon le directeur général de l’ICAC, qui a signifié l’intention de la Commission de faire classer la corruption comme un « high risk crime », la lutte contre la corruption est loin d’être uniquement une affaire de « law enforcement ». La corruption résulte, selon lui, de facteurs tels que des faiblesses/manquements dans les systèmes et les procédures ou encore la motivation personnelle.